Demande l'affection et tu auras une gifle.
Demande une caresse, tu auras un coup de griffe.
A te montrer si faible, dépendant, à mendier de l'amour.
Tu auras du mépris. De la condescendance.
La fierté n'est pas qu'une réaction, c'est aussi un calcul.
Quand personne n'aime vraiment ce qui est trop facile ni ce qui s'humilie.
S'il l'on veut être aimé, il faut être admirable, il faut être admiré.
Ne montrer que les failles qui rendent attachant, qui peuvent être touchantes.
Mais garde le contrôle. Maîtrise ton image. Ou tu seras broyé.
Inspireras des choses de l'ordre du dégoût, de l'ordre de la pitié.
Que tout être vomit, soit à la ressentir, soit à la réveiller.
Garde ton amour-propre. Le seul qui peut durer. Dont tu es le seul maître.
Plutôt que d'espérer un signe d'amitié tu ferais aussi bien de t'automutiler,
te saigner, te flinguer, sauter par la fenêtre.
Les choses viennent toutes seules. Ou elles ne viennent pas.
Inutile de prier, quémander, supplier à genoux.
Demander de l'amour, crois-moi, c'est du suicide.
Ok, c'est entendu. Je n'implorerai rien. Je saurai bien me taire.
J'ai passé ma vie à accepter les propositions. Laissé venir les gens à moi.
Je ne sais pas draguer. N'en ai pas l'habitude.
Je séduis tout le monde mais ne drague jamais. C'est bien plus confortable.
On peut venir à moi. Je dis oui. Je dis non. J'ai l'embarras du choix.
Mais je ne suis jamais responsable de rien, n'ai pas l'initiative, et m'en lave les mains.
C'est une protection. La meilleure des armures. Je ne m'expose pas.
Que les gens viennent à moi. Je n'irai pas vers eux. Histoire de moins souffrir.
Le moyen le plus sûr de n'être pas déçu, de ne pas déchanter, essuyer de refus.
En amour, au travail, et dans tous les domaines, je n'ai rien demandé,
et ne demande rien.
J'ai ainsi soigneusement évité l'humiliation des râteaux.
Ne répondant qu'aux sollicitations. La posture féminine.
Ceux qui veulent me prennent. Pour peu qu'ils me méritent.
Mais le temps me rattrape. Et je suis fatigué.
De jouer aux plus fins. De toutes ces stratégies. Même en creux.
Les faussement passives. Les dissimulations. Les écrans de fumée.
Je dis stop. Plus le temps.
Je veux juste être heureux.
Je viens là m'allonger sur l'empreinte que tu laisses dans le drap de mon lit.
Toi qui venais me voir pour me faire monter dans un train entier d'anges.
C'est la lune, parce que pleine, qui nous a élevés, nous faisait léviter.
Lorsqu'elle tire vers le haut les cœurs et les marées.
Je suis monté à bord, puisque tu m'y invitais. J'ai suivi en confiance.
Avec la certitude de pouvoir me livrer, m'offrir, m'abandonner,
me défaire de l'armure, des masques et des postures, de tout le superflu,
venir me reposer, venir me retrouver aux regards si sincères.
Je voyage léger depuis plus de deux ans, dans ce merveilleux rêve que je fais éveillé.
Quand enfin, fini de jouer, on pouvait oublier les intrigues et tous les plans de guerre.
Une fois de plus, je n'avais rien demandé. Les choses étaient venues d'elles-mêmes.
J'avais retenu la leçon. Chaque fois que j'avais demandé quelque chose, on me l'avait refusé.
Et j'avais vite compris qu'il valait mieux pour moi devenir une garce ou le pire des salauds.
Curieusement, la méthode était payante. Et j'avais plus de succès en étant une ordure.
Bien sûr, j'ai vite appris. Si je disais je t'aime, on me riait au nez.
Mais quelque chose en moi souffrait affreusement d'être devenu cynique.
Etre froid et distant. Voilà ce qu'il faut être.
Pouvoir être cinglant. Du bon côté du manche.
Cela, je dois l'avouer, m'arrachait bien la gueule, quand ce n'est pas vraiment,
ni mon éducation, ni même ma nature. Mais la vie m'a donné les coups de l'expérience.
J'ai dû me fortifier. Monter des barricades. Si je voulais survivre, je n'avais d'autres choix.
Allez à découvert, nus, la poitrine offerte, et l'on vient de partout vous arracher les membres.
Les vautours affamés viennent vous dévorer. Vous extirper le cœur et bien d'autres organes.
Bien des gens cannibales m'avaient bien entamé. M'avaient mangé les joues, et la bouche.
Mordu dans l'entrejambe. Et presque vidé de mon sang. Mais me restaient mes dents.
A retourner contre eux. Quand ils avaient fini par changer la victime en un nouveau bourreau.
Ils auraient dû m'achever. Au lieu de cela, ils avaient fait de moi l'un des leurs. Et pire encore.
Devenu un monstre, dépassant ses maîtres, au jeu de massacre auquel je pouvais exceller.
Les crocs bien affûtés, je régnais sur la jungle, parmi les prédateurs.
Avec cette colère, enfouie au fond de moi, de n'être pas moi-même.
Prisonnier d'une loi.
Chaque fois que j'avais dit je t'aime, on m'avait ri au nez.
Je sais qu'on perd l'estime des êtres désirés à montrer aussi peu de réserve.
L'effusion, les élans, sont contre-productifs. On obtient le contraire de ce qu'on espérait.
Si vous êtes fidèle, on pourra vous tromper. Si vous sincère, on pourra vous moquer.
J'ai appris à tirer le premier. A blesser au plus vite avant d'être blessé.
Moi qui ne suis pas soldat, ni diva, ni starlette à deux balles, prestidigitateur ou tyran.
J'ai dû manipuler pour m'en sortir vivant. Et rester à distance juste pour sauver ma peau.
Surtout, au grand jamais, ne pas baisser la garde. Quand il faut se méfier de tout le monde.
Personne n'avait pu m'accorder l'idéal d'un amour réciproque bâti sur la confiance.
Où le respect existe. Comme on le trouve quelquefois dans les belles amitiés.
Un rapport bienveillant, vu d'égal à égal, où l'on peut tout se dire.
Sans craindre de livrer à l'autre les armes dont il se servira pour vous assassiner.
On vous plantera le couteau dans le dos à la première occasion. Game over.
Pour vous faire payer des frustrations étranges qu'on ne connaissait pas.
L'amour était un mythe. Qu'il était vain de chercher comme une midinette.
Et les jeux de la guerre, tous généralisés, m'avaient changé en pierre.
Reste à disposition. Mais ne demande rien.
La moindre requête fait fuir. Comme le moindre effort.
Tu n'auras que des refus. A la moindre contrainte. A la moindre exigence.
Et même au moindre souhait.
Tu ne seras pas déçu. Et mieux que ça, cela te donnera un air d'indifférence.
Qui stimulera l'autre pour te faire plier, quand il voudra toujours emporter le morceau.
Entretenant le challenge que c'est de te mettre à genoux quand c'est un bras de fer.
Je n'avais pas vingt ans. J'avais appris, déjà, à cacher mes faiblesses comme mes sentiments.
Dans l'enfer de la nuit où l'on boit entre monstres.
Qui ne veulent céder qu'à leur propre plaisir.
Et j'ai gardé longtemps l'enclume de ce masque jusqu'au cœur de Paris.
Jouant avec les gens pour être invulnérable. Ne pas prêter le flanc aux blessures d'orgueil.
Qui peuvent être d'orgueil, n'en restent pas moins blessures. Dont certaines sont fatales.
Je ne supportais plus le jeu des cruautés. Que l'alcool rendait moins révoltant.
Je déléguais à ce vieux Mister Hyde, qui gérait les batailles et les assassinats.
C'est lui qui faisait le sale boulot. Liquidait les cadavres. M'épargnait les scrupules.
Jusqu'au malaise d'un été, qui pouvait être vagal, au milieu de ce qu'il fallait comprendre
comme une dépression.
J'avais cédé à la pression et aux règles de la meute.
Tué de mes mains l'enfant que j'ai été, qui souriait franchement et allait vers les autres.
Celui qui faisait confiance tout de suite, sans peur d'être trompé, ni volé, ni violé,
n'abandonnait personne, et était bien plus fort que le monstre qui a suivi.
J'ai pleuré dans ma rage ce gamin philosophe qui était plus fort que moi.
Qui n'avait peur de rien, pas même peur de perdre, capable de bonté, de générosité,
à tendre l'autre joue sans éprouver de haine ni besoin de revanche.
Qu'avais-je fait de ce petit génie que rien ne pouvait désarçonner ?...
Qui avait foi en lui, en Dieu et en sa mère, en la vie comme en l'humanité entière.
Je devais me libérer de l'armure du whisky qui était bien trop lourde.
Au point qu'elle ne me protégeait plus. Qu'elle se retournait contre moi.
A la moindre chute, elle m'aurait entravé, empêché de me relever.
M'aurait rendu vulnérable. Comme un scarabée sur le dos. Aurait causé ma perte.
Il fallait réagir quand j'étais nostalgique d'un bonheur que j'ai eu.
Et qui était donc possible.
Je suis revenu à la source. Au berceau.
Dans la ville, cet Eden, où j'ai eu l'insouciance et le cœur innocent.
Celle du bonheur d'une enfance imprimée quelque part dans mon être.
Le whisky fut vidé avec mon Mister Hyde dans les canalisations.
Sans carapace, sans poids sur les épaules, j'avais délesté ma carcasse.
J'étais à la fois plus vulnérable sans doute, mais aussi plus léger, plus rapide.
Et j'ai filé vers le Sud pour échapper aux foudres de tous les dieux furieux.
Me cacher dans l'îlot, à l'abri de remparts, où j'étais hors d'atteinte.
Dans un rez-de-chaussée misérable où j'étais sûr que l'on ne viendrait pas me chercher.
Le temps de réapprendre les bases. Savoir regarder le ciel, les étoiles, le feuillage des arbres.
Le sourire des miens que j'avais délaissés. Les garants d'une histoire. Celle de ma famille.
Parmi les vrais amis qui ne demandent pas de comptes.
Et c'est dans ce lieu béni qu'est venu un archange,
comme une apparition dans les pages bibliques.
J'étais désarmé. J'étais heureux de l'être.
Ne pouvais pas lutter. Et ne le voulais pas.
J'avais renoncé à l'adulte et à ses jeux stupides.
L'enfant mis en avant, j'ai souri de mon âme sans aucun faux-semblant.
Comme un pur esprit qui en rencontre un autre. Et les deux se sont plu.
C'était d'une limpidité confondante. D'une simplicité miraculeuse.
L'évidence absolue aux êtres qui se trouvent, et qui se reconnaissent.
Les mots que je n'attendais plus sont venus d'eux-mêmes.
Lorsqu'une fois de plus, je ne demandais rien. Comme par habitude.
On parlait de confiance. On parlait de respect. Et de choses délicieuses.
Avec une noblesse immense qu'on n'aurait pu prêter qu'à la chevalerie.
Le ciel était clément. J'avais ma récompense. Un don inespéré.
A l'or de la rencontre, j'ai su ce que j'avais gagné à déposer les armes.
J'arrêtais de me battre et l'on m'offrait la paix.
Ce Graal que j'avais perdu sur les plages de mes 15 ans.
Dans les vagues de ma mère.
C'était comme si on m'avait pardonné.
Le mal que j'avais fait. Aux autres. Comme à moi-même.
Qui demeurait du mal, même s'il s'agissait de légitime défense.
Je ne demandais rien, mais j'épousais cette fois sans une hésitation
l'ange et son contrat, suivant leurs conditions, qui me faisaient renaître.
Ce n'était pas un pacte avec le diable que j'ai très bien connu.
Et je pouvais me donner en confiance, avec la certitude de ne pas me tromper.
Puisqu'il s'agissait d'être honnête, d'être soi, pour être victorieux.
Lorsqu'il n'y a pas de pires souffrances que celles que l'on s'inflige.
Qu'il n'y a pas de pire déception que de se décevoir soi-même.
Et je n'avais peur de rien à embrasser cet autre, l'horizon dégagé.
La lune dans sa lucarne, aux destins qui se fondent.
Et je pouvais m'étendre sur un lit de fortune où l'on peut s'endormir.
Sans craindre d'être trahi. Ni d'être poignardé.
Identique au bonheur des plages espagnoles aux côtés de ma mère.
Aussi dense et brillant que celui des étés voluptueux au sable de Barcelone.
Celui de mon retour était à la hauteur d'un violent coup de foudre.
J'ai retrouvé la plénitude du corps débarrassé de tyrannies absurdes,
offert au seul soleil, les yeux clos, sous le ciel, à jouir d'être présent.
Aux bras de l'être aimé, j'ai trouvé l'équilibre, aussi fort que fragile,
qui me tenait au cœur du monde des vivants, de toute la Création,
dans l'exaltation première d'être quelque chose, ou quelqu'un,
et d'exister pour l'autre.
Une superstition m'empêchait de bouger le moindre objet de l'œuvre,
craignant de compromettre l'harmonie de cette construction.
Pourquoi l'aurais-je fait ? Qu'aurais-je pu demander de plus ?
Quand j'avais tout pour être heureux. Que tout était parfait.
Quel fou aurais-je été de risquer la rupture pour un souhait dérisoire.
Un désir accessoire. Quand j'étais satisfait. Ou comblé pour tout dire.
Le contrat n'était pas une prison. Mais une délivrance.
Et mon intérêt était de maintenir le bonheur en l'état.
Je m'y suis ébroué, pendant plus de deux ans, avec félicité.
Aujourd'hui, qu'ai-je fait ?...
Ai-je eu le malheur d'avoir demandé quelque chose ?
Ai-je commis cette erreur de débutant ? Ai-je commis cette faute ?
Pourquoi diable avoir bougé ne serait-ce qu'une pierre de l'édifice.
Quand il semble menacer de s'écrouler comme un château de cartes.
Est-ce pour tester l'amour d'un ange resté droit dans ses bottes ?
Est-ce pour faire évoluer une histoire, nous mettre en mouvement,
tenter de construire quelque chose ou d'aller quelque part ?
Ne pas demander des signes de tendresse qui ne viendraient d'eux-mêmes.
Ne pas poser de conditions, même en retour à celles qu'on nous pose.
L'équilibre n'est pas affaire d'équité. Ce n'est pas la même chose.
Que voulais-je savoir d'autre que ce que l'on me dit ?
Si c'est de moi que l'on est amoureux plutôt que de l'histoire ?
A quoi bon chercher à faire sortir les mots qui ont leur raison d'être tus ?
Est-ce que je cherche le bâton pour me faire battre ?
Suis-je en manque de déchirements et de chagrins d'amour ?
J'aurais mieux fait je crois de me mordre la langue.
Dans le lit de confiance, je peux être moi-même.
Et j'honore le contrat quand je ne cache rien.
Mes doutes, mes angoisses, mes questions, mes phobies.
C'était dans le contrat de se dire les choses.
Ne pas être paradoxal ni même contradictoire ne serait pas honnête.
Lorsque j'exprime aussi volontiers mes détresses que mes émerveillements.
Dire que je panique. Dire que je suis heureux. Le noir et le blanc. Passe encore.
Mais demander quelque chose. Voilà le seul blasphème.
Une leçon, pourtant, que j'avais apprise pour l'avoir gravée au fer rouge.
Avant l'armure. Avant Paris. Avant la mort de la femme qui m'a porté.
Ne rien demander à personne. Surtout pas d'être aimé.
S'en tenir qu'à ce que l'on vous donne. Et se chercher le reste.
Se le gagner tout seul. Quand nous sommes les seuls architectes de nos vies.
Et les seuls responsables de toutes nos situations.
Que personne n'est coupable de ce que l'on accepte.
Comme on ne doit qu'à soi le bonheur que l'on goûte.
J'ai trente ans d'expérience dans la vie amoureuse.
Des rêves érotiques au prix d'une vie à deux.
Des tout premiers fantasmes ou idéaux poreux.
Des jeux de séduction à l'art de la rupture.
Quand je connais les hommes, ce pour être l'un d'eux.
Je vois à quoi je touche, ici de frustrations, et ici de fierté,
de peurs d'être trahi, de paresse, de lâcheté et de susceptibilité.
Quand je partage toutes ces petites plaies honteuses.
Comme la mauvaise foi. Les doses d'égoïsme. De mauvaise volonté.
C'est mon choix de hisser l'aventure à d'autres altitudes.
Au-dessus de ce qui est mesquin, pitoyable, et plutôt consternant.
Libre d'avoir mes œillères pour ne voir que le beau.
Je vénère ma myopie. Et mon sens du lyrisme.
Et ma soif d'absolu que je veux étancher.
Quand depuis mon enfance, je veux la vie festive, toujours spectaculaire,
puisqu'elle l'est, pleinement, aux yeux qui lui sourient.
Dans la prospérité comme dans l'adversité, je suis marié avec elle.
Cette vie que j'écris. Et que je veux superbe.
J'ai trouvé mon amour que je n'ai plus peur de perdre.
Puisque s'il m'aime aussi, cet amour restera.
Je ne demande rien qui ne soit intenable, rien qui serait injuste.
Lorsque je n'ai pas la fureur des intégristes de l'égalité.
Que je cherche le moyen de faire durer le rêve d'un bonheur éveillé.
Je ne cherche pas à détruire, je ne cherche pas à fuir.
Je veux sauver une histoire d'amour. La plus belle d'entre toutes.
Quand mon cœur, comme les autres, a besoin d'oxygène pour continuer à battre.
De l'air de cette bouche, que j'aime tant embrasser, qui me fait respirer.
A moins que mon amour veuille aimer un cadavre.
J'étais déjà tout nu, sans armes et sans armure, avec rien à donner
d'autre que moi-même, qui dois bien perdurer pour que ça continue.
Je ne demande rien d'autre que la vie sauve pour continuer à aimer.
Quand même les plus grands incendies finissent par s'éteindre.
Comme une vulgaire chandelle quand l'air vient à manquer.
S'il faut des perspectives, je pourrai m'en trouver.
Même si un seul être peut me faire rêver. Alimenter la flamme.
Qui me fait rayonner.
Je vais sur le chemin que je trace sur la plage.
Avec la certitude de ne pas m'être trompé.
Ni sur les gens que j'aime. Ni sur ce que je fais.
Ne regrettant pas les affres de l'alcool et d'errances pathétiques.
Les choix que j'ai pu faire depuis presque trois ans.
J'aime de toutes mes forces. L'esprit clair. Le cœur net.
Sans rien attendre en retour. En confiance. En progrès.
Quand il n'y a que des solutions entre bons camarades.
Et que c'est à cela que l'on reconnaît ses amis, sa tribu, son amour,
tous ses proches, tous les gens qui vous aiment, qui vous aiment vraiment,
et donc sans conditions : ils apportent les remèdes, leur soutien et leur aide
avant même que vous ayez eu le temps de les leur demander.
Philippe LATGER
Décembre 2012 à Perpignan