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Les gorges déployées

Publié le

Chercher à faire rire. Chercher à faire jouir. Même combat.
On cherche. Un chemin. Un moyen d'aboutir. Un moyen de séduire. On se bat.
Le lâcher prise du fou rire. C'est la brèche. La trouée dans les nuages. Bas les masques.
Le fou rire. C'est l'orgasme. La victoire. L'abandon en confiance à son détonateur.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Furieux au gâchis

Publié le

Flanqué de deux déléguées du Préfet, il allait animer une nouvelle réunion de concertation.
Au pied de la cité, la Maison de Quartier avait préparé la salle à sa demande. Avec du café et des sucreries.
Pour accueillir des retraités, des mamans avec leurs enfants. Le panel représentatif des gens abandonnés.
Tous allaient pouvoir prendre la parole. Il était fier de pouvoir au moins contribuer à ça. Donner la parole.
Des chaises étaient disposées en cercle dans une salle au fond de la cour. Il prit son souffle et son courage.
Le matin déjà, il avait officié dans un autre quartier de la ville. Cet après-midi, il remettait le couvert.
Avec la même équipe. Pour embrasser l'ampleur des difficultés, de la précarité, de la détresse, de la colère.
Au chevet de la misère et de la solitude, comme si celles de son propre quartier ne lui suffisaient plus.

La veille, c'est un groupe de jeunes adolescents d'une cité qu'il avait fait réunir dans un centre social.
Il était essentiel selon lui de collecter la parole des jeunes, d'écouter leurs diagnostics et leurs attentes.
Ses collaboratrices avaient été impressionnées par la séquence. Les jeunes avaient apprécié l'exercice.
Et le geste. Puisque le simple fait d'aller vers eux était déjà un événement en soi. Une reconnaissance.
Il était furieux au gâchis. A l'injustice. Il l'était ici face à tous ces talents, toutes ces intelligences,
que personne ne venait chercher, que personne ne savait voir ni identifier, dans l'indifférence générale.
Bien sûr, ces concertations n'allaient rien apporter de concret dans l'immédiat à ces populations.
Et il redoublait de prudence à prévenir que les réponses politiques ne viendraient peut-être pas.

Mais il savait que le simple fait d'aller au contact était déjà une victoire, celle de toute rencontre,
une marque de considération, d'estime, de confiance, qui manque si cruellement à ces habitants oubliés,
tellement inhabituelle et inattendue, qu'elle valait la peine d'être offerte.
Comme une main tendue. Aux citoyens perdus.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Claque(s)

Publié le

Les impressions. Il s'agit bien de ce qui impressionne. Consciemment. Inconsciemment.
Et ce qui impressionne inconsciemment n'est-il pas plus puissant que ce qui le fait consciemment ?
C'est un débat qui n'est pas la question. La question est celle de l'impression.
De ce qu'une situation imprime. Quelque part. Dans notre âme. Dans notre cerveau.
Il y a des souvenirs d'une puissance effroyable. Qui remontent avec une clarté parfaite.
Qui reviennent sous nos paupières avec une précision diabolique.
Nous allons dire Il pour des raisons qui m'amusent. Nous allons dire Il plutôt que Je.
Il était donc allongé sur le ventre, et cherchait péniblement le sommeil.
Une chose difficile chaque fois qu'il devait s'endormir seul, sans la respiration voisine de l'être aimé.

La respiration et la chaleur de l'intimité amoureuse, lui permettaient de sombrer dans le sommeil,
le cœur léger, l'âme légère, et seul le corps pouvait peser sur le matelas comme dans l'épaisseur de la nuit.
Si s'endormir était aisé dans les bras ou dans le dos de son amour, s'endormir seul était une galère.
Il cherchait donc. Il cherchait le sommeil dans sa tête. Comment lâcher prise sans panique. Ni tristesse.
Ses pieds avaient beau fouiller le fond du lit, il n'y avait plus les câlins de pieds qu'il trouvait si touchants.
Qui savaient l'émouvoir au coucher comme au lever. Au sommeil. Au réveil. Le soir comme au matin.
Où les plantes des uns venaient se presser sur les talons des autres. Des pieds se cabrant sous les draps

pour attirer l'attention des autres, comme pour dire bonjour ou bonne nuit. Je t'aime. Je suis là.
Il y avait des rituels. Auquel il s'était attaché. Qui lui manquaient amèrement. Le lit était vide.
Et le sommeil absent. Et dans cette torpeur, des images semblaient vouloir prendre forme.
Un début de rêve le fit sursauter. L'image d'un carrefour dans un village bien connu.
Et un bruit qui lui revint dans la tête. Reconnaissable entre tous.

C'était la porte. La porte sur le côté de la maison. Pas la principale sur la grand rue. Non.
La porte de service. Sur le côté. Dont il n'avait pas les clés. Mais qu'il devait claquer en sortant.
Ce bruit, aussi complexe que précis, aussi violent qu'agréable, était gravé entre ses oreilles.
Un bruit malheureux lorsqu'il était celui d'un départ dans l'indifférence et l'incompréhension.
Un bruit heureux lorsqu'il était celui d'un départ au petit matin après un week-end fantastique.
L'amour pouvait bien dormir à l'étage, finissant sa nuit, le café âpre et la fraîcheur de l'aube
étaient une bénédiction, quand le bonheur était tel que la fatigue se trouvait impuissante à l'abîmer.
Il n'y avait pas eu de disputes. Il n'y avait pas eu de vexations ou de scènes. Et le réveil était doux.
Des câlins de pieds donc, sans doute. Un café à pas de loup. Et l'heure de partir travailler venait.
Sans qu'elle vienne comme une punition. La joie était plus forte que tout. Le chat en est témoin.
Il fallait descendre les escaliers. Prêt à prendre la route. Ouvrir la porte et la refermer derrière soi.
Dans la rue. Où était sagement garée la voiture. Cette porte de bois était dotée d'une meurtrière vitrée.
Et c'est tout l'ensemble, de bois, de métal et de verre, qui créaient un son si particulier. Inoubliable.
Inoublié.

De l'intérieur, il suffisait de tirer à la main un loqueteau ancien afin d'extirper le pêne pour déverrouiller
et ouvrir la porte sans bruits, passer le seuil, et se retourner pour une opération délicate qu'il maîtrisait.
Cette porte à qui il avait rendu sa couleur bois naturelle à l'aide d'un décapeur thermique en d'autres temps,
il la connaissait bien, connaissait ses caprices comme le jeu de dilatation aux changements de température,
savait la résistance qu'elle lui opposerait au moment de frotter sur la gâche encastrée dans l'encadrement.
Pour permettre au pêne de revenir se loger dans la gâche, il fallait à la fois tirer et retenir. En même temps.
Le frottement du châssis était une caresse qui se devait aussi ferme que contrôlée pour amortir le bruit.
Intuitivement, ses mains avaient intégré les rapports de force, sans avoir à y penser. C'était mécanique.
Les poussées contradictoires s'accompagnaient du son typique de ce choc au verrouillage de la porte.
Un son qui bavait un peu sur des millisecondes, au frottement du métal juste avant l'enclenchement
au début, comme à la vibration du verre conséquente à la percussion de la fermeture ensuite, qui,
ensemble, s'enchaînaient simultanément pour créer ce son ramassé de fracas, sec, tout à fait délicieux.
Son cerveau avait entendu ce mélange sonore si souvent qu'il savait parfaitement le décomposer.
Le métal. Le bois. Le verre. Il savait le décomposer et le recomposer. Comme cette nuit dans son lit.
Où, malgré deux mois d'absence ou de recul, il était capable de le réentendre parfaitement.
Cela faisait bien deux mois qu'il n'était pas retourné dans cette maison. Et ce son vint le réveiller.
Il éclata au détour d'un micro-sommeil, furtivement, au bord d'un rêve dans lequel il n'eut pas le temps
de sombrer tout à fait, jaillissant au point de le réveiller. Lui plantant un poignard dans la poitrine.
Il n'avait pas vu la porte. Seulement entendu le bruit. L'avait reconnu aussitôt. Si singulier.
La porte qu'il avait fermée tant de fois derrière lui. Avant de rejoindre sa voiture. Pour repartir.
Rentrer dormir chez lui en pleine nuit. Ou partir travailler de bon matin. C'était toujours lui.
Ce bruit fracturé. Saillant. Clair. Claquant dans ses oreilles. Ses joues. Sa figure et son cœur.
Réunissant en un clic à la fois son bonheur
et son malheur de l'avoir perdu.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Mauvais calcul

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Les vieux ne sauraient représenter une catégorie de la population,
statique, statistique, puisque les vieux,
c'est nous dans pas longtemps.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Griffonné

Publié le

Un premier trait est lâché.
Le deuxième semble déjà traduire une intention.
Un mouvement, plus qu'une idée. Une énergie plus qu'une forme.
Le troisième affine la pensée. De ce que la main semble vouloir produire. 
L'objet n'est pas encore choisi. Une envie peut-être. Rien de précis.
Cela se dessine au fur et à mesure. Commence à monter à la surface.
Et c'est encore ton visage
qui apparaît.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Je. Tu. Il.

Publié le

Le Je n'est pas pour parler de moi. Puisqu'on se fout de moi.
Et que personne ne sait vraiment ce que c'est.
Le Je est pour parler à celui qui lit. Pour le prendre par le col. Entre quatre-z-yeux.
Moi, auteur, parler à toi, lecteur. 
Le Tu n'est pas pour parler de toi. Puisqu'on se fout de toi.
Et que personne ne sait vraiment ce que ça veut dire.
Il n'y a pas d'impudeur. Il n'y a rien d'impudique. Puisqu'on ne parle ni de moi, ni de toi.
Le Il n'est pas pour parler de lui. Si le Il te gêne moins que le Je. Allons-y pour le Il.
Mais ça ne vaut pas plus que le Je. Puisqu'on se fout de lui.

Peu importe le Je ou le Il. Ce n'est pas là que les choses se situent. Ce qui compte est le propos.
Ce sont les situations. Les réflexions. Les sensations. Les émotions. Ce que les choses racontent.
Crois-tu que je t'écrive à toi ? Lorsqu'on ne sait pas vraiment qui est le Tu, qui est le Moi ?
Tu crois vraiment que je parle de moi lorsque j'écris Je ? Ce Je n'est pas moi, mais le moi de chacun.
Cela devient le Je de celui qui lit. Et le Tu devient le Tu de celui qui lit. Ce n'est plus moi mais toi.
Cela m'a toujours amusé. Ce sont toujours les gens qui me connaissent qui s'interrogent sur ce Je.
Quand mon personnage est une vieille femme, pensent-ils vraiment que ce Je soit vraiment mon Je ?

Bien sûr qu'il y a de moi dans la vieille femme que je fais parler, qui dit Je à ma place.
Bien sûr qu'il y a de la vieille femme en moi, pour que je puisse ressentir ce qu'elle ressent.
Où est l'impudeur ? Où est le journal intime ? Que cherchez-vous de la vérité de celui qui écrit ?
On se fout de celui qui écrit. C'est celui qui lit qui gouverne. C'est celui qui lit qui écrit.
Je est tu.

Les grains de beauté alignés dont je parle sans cesse peuvent-ils être les tiens ?
As-tu seulement des grains de beauté alignés ? Celui qui les a se reconnaîtra peut-être.
Qui se préoccupe de savoir à qui ils sont ? Ce sont des grains de beauté. Et ils sont alignés.
Parce que ce sont des grains. Parce que c'est la beauté. Que cela parle à tout le monde.
On se fout de ma mère. On se fout de mes souvenirs. De mes bonheurs. Mes états d'âmes.
Le Je n'est pas choisi pour valoriser l'auteur mais pour que le lecteur ait un interlocuteur.
Qu'est-ce qui est vrai de ce que je raconte ? Mon père s'en inquiète parfois. Tu t'en inquiètes.
Le Tu qui s'inquiète ici craint-il pour sa réputation ? Pour une image de lui laissée à la postérité ?
Personne ne sait qui est Tu. Et personne ne cherche à le savoir. C'est le Tu de n'importe qui.
Le Je et le Tu, c'est pour l'intimité entre auteur et lecteur. Une intimité factice. Plus vraie que la réalité.
Allons-y pour le Il. C'est la distance morale du conte. " Il était une fois... "
Je. Tu. Il. Tout cela n'a pas grande importance. Ne veut pas dire grand chose.
L'important est ailleurs.

Le lecteur sait bien que tout est vrai, que tout est faux. Tu sais très bien cela. Il sait très bien cela.
Tu sais très bien reconnaître le Je dans le Je de mes textes. Et tu sais bien que tu n'en es pas certain.
Tu veux même te convaincre que tu t'en moques. Peine perdue puisque tu t'en moques vraiment.
Au fond, ce n'est pas le Je qui t'inquiète, mais le Tu. Parce que tu veux croire que ce Tu, c'est toi.
Et il t'incommode quand le Tu de mes textes est minable, et t'incommode autant quand il est admirable.
Lorsqu'un toi est furieux que l'on parle de toi. Et qu'un autre est ravi que l'on parle de lui.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Comme si de rien n'était

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Il peut se lever tous les jours. Pour aller travailler. Répondre à des sourires.
Dormir. Boire et manger.
Faire des provisions et la conversation.
Comme si de rien n'était.

Je m'étonne toujours de ce qu'un homme peut faire,
se doucher, se raser, ferrailler et convaincre,
réunir et servir, comme croiser le fer,
de ce qu'il peut accomplir, vivre et réaliser,
avec le cœur brisé.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Actualité oblige

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Toutes les vaches devraient avoir le droit de voir la mer,
au moins une fois dans leur vie.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Système

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Maria, c'était d'abord une sœur de ma mère.
Que j'ai toujours connue célibataire et sans enfants.
Une beauté de vedette du cinéma égyptien, italien ou espagnol des Années 50.
Avec un rire outrancier et un sourire toujours triste. Dévouée au clan De la Hoz.
Elle vivait seule avec sa mère, ma grand-mère, et s'en occupait, y tenait comme à la prunelle de ses yeux.
Lorsque nous étions enfants, sa situation nous étonnait. Pourquoi n'avait-elle pas fondé de famille ?
Il fut dit que jeune fille, elle avait été folle amoureuse d'un garçon. Il fut dit que ce garçon s'était noyé.
Il fut dit qu'elle ne s'en était jamais remise. Cette histoire m'avait bouleversé.
Elle s'était dévoué à sa mère, à sa famille, comme d'autres entrent dans les ordres.

Ainsi, Maria était d'abord ma tante. Avant d'être le personnage qui faisait le ménage chez toi.
Qui balayait patiemment les escaliers en entier. Malgré la poussière du chantier.
Qui enlevait les giclures de plâtre et de peinture sur les vitres et les carreaux de ciment.
Qui grattait le carrelage de la cuisine après t'avoir aidé à faire les joints, ou nettoyait les sanitaires.

Qui faisait le ménage malgré tes sarcasmes et tes critiques, quand elle ne faisait pas la vaisselle.
Cette Maria imaginaire, s'était pendue quelque part dans la maison de désespoir. C'était amusant.
Parce que c'était la figure convenue de la femme de ménage espagnole, discrète, loyale et consciencieuse.

Dont toute la maisonnée pouvait se moquer gentiment pour l'agacer ou la mettre mal à l'aise.
De ces femmes de ménage ou de ces gens de maison qui faisaient partie de la famille.
Mais elle était pour moi un peu de cette vraie Maria, incarnation d'un ascendant cancer supposé,
qui devait expliquer mon implication, mon application, mon goût du service ou mon abnégation.
Est-ce que je cherche à me faire passer pour ce que je ne suis pas, ou est-ce la vérité ?
Je ne cherche pas à me faire valoir. Je l'ai vraiment fait mais ce n'était pas moi. C'était Maria.
Qui ne s'est pas pendue, mais a vraiment renoncé à passer l'aspirateur et à balayer l'escalier.
Il arrive que la vérité ne se contente pas du seul système du réel.
Une Maria en moi a vraiment fait tout cela à ma place. Parce que c'était juste et bon.
Parce que c'était utile. Et qu'elle devait être secrètement amoureuse du maître de maison.
Moi, en tant qu'homme, je n'aurais jamais fait de moi-même une chose pareille.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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Qui est le patron

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La vague a déferlé
comme une horde de chevaux,
il pleut des cordes au galop,
dévalant la rue comme aux jeux vidéo,
rallye auto, la vitesse, les virages prennent l'eau.
C'est parti du sommet, ça s'élance d'en haut,
pour se précipiter dans les rues et ruelles, déborder le granit, pavés et caniveaux.
Un torrent furibond, qui prend de l'envergure, qui mousse aux mouvements, à l'écume baveuse,
de blanc, d'argent, et d'un mélange de terre aux couleurs café crème, pour inonder la ville,
balayer les canyons, d'une folle bourrasque d'eau et de détritus qui s'affranchit de tout
dans la course enfiévrée digne d'un train rapide.
S'il y a des reliefs, puisqu'il y a des collines, la pluie prend son élan pour s'engouffrer en masse,
dans le monde des hommes et de leurs vanités, faire sa petite visite, la piqûre de rappel,
rappeler qui commande et qui est le patron.

 

Philippe LATGER / Septembre 2023

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