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Peau rouge

Publié le

Au jeu des Cow-boys et des Indiens,
on me trouvait toujours chez les Indiens.

Bien que ne connaissant pas encore le mot, sa signification,
ce qu'il induit, ce qu'il implique, ce qu'il mobilise,
intuitivement, je trouvais cela beaucoup plus
sexy.
 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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Le Mal est paresseux

Publié le

C'est qu'il y a des moments où la cruauté du monde s'invite et s'acharne,
souvent escortée par la bêtise, justifiée parfois par des montagnes de rancunes et de ressentiments.
Il y aurait toujours des choses et des êtres à sauver, dans ce magma obscur, à tirer vers la lumière,
avec la patience de l'écoute, celle de la persuasion, l'intelligence et l'art de rendre la justice.
Des âmes blessées, qui ne se voient plus autrement que comme des victimes,
qui ne voient plus nulle part la part de responsabilité, de choix, et de pouvoir sur leur propre vie.
Le cœur malheureux est toujours une proie facile pour les forces du Mal. Il vient à elles de lui-même.
A prendre une âme, autant privilégier, par paresse, celle qui vient s'offrir. Le Mal est paresseux.
Celle qui, convaincue d'être oubliée de Dieu, va se jeter dans les bras du diable.

Par provocation, par défi, pour attirer l'attention de celui qui vous néglige.
Un appel au secours qui ne dit pas son nom, avec ce mélange d'orgueil et de désespoir :
" regarde... puisque tu ne t'occupes pas de moi, je cours embrasser ton rival qui m'accueille. "
Les cœurs déçus dont les vœux secrets ne sont pas exaucés peuvent ainsi chercher de l'aide ailleurs.
Au lieu de la puiser en eux-mêmes. Ils prient des entités extérieures alors qu'elles sont en eux.
Le Mal lui-même peut souffrir au constat qu'il est toujours l'option de la revanche et du dépit.
L'Homme est fait pour le Bien. Le Mal n'est jamais le premier choix. Il est celui de la vengeance.

Celui motivé par le sentiment douloureux de l'injustice. Le sentiment d'une indifférence.
Celui de l'abandon. Insupportable. Qui empoisonne tout. Des faits comme des intentions.
Le Mal triomphe souvent au " ce n'est pas juste ". Comme au découragement.
Si le Bien est possible à la justice, on comprend alors qu'il se gagne et se construit.
Comme on l'intuite au fameux " aide-toi, le Ciel t'aidera ".

Il n'est pas simple d'être libre.
C'est une force dont il faut se saisir.
C'est un pouvoir qu'il faut accepter de piloter.
Parce que nous sommes dotés d'une conscience,
nous avons cette possibilité d'être responsables de nous-mêmes.
A tout ce que l'extérieur de nous nous impose, de bons ou de mauvais hasards,
de bonnes ou de mauvaises circonstances, nous avons toujours le dernier mot :
la liberté d'en faire quelque chose d'utile, d'intéressant pour nous et ceux que nous aimons.
Nous avons toujours le choix du Bien et de la lumière, dans toutes les situations.
Même dans celles que nous n'avons pas choisies, nous avons la liberté de choisir la lumière.
Un choix facile quand nous sommes heureux, quand nous avons la force du bonheur.
Si je suis heureux, il ne me coûte rien de choisir le Bien, même en pleine adversité.
Si je suis amoureux, heureux en amour, je suis fort, à l'abri de la tentation du Mal,
choisir l'amour et la lumière est naturel, évident, et ne demande aucun effort particulier.
C'est quand je suis à terre que c'est plus difficile. C'est quand je suis fragile.
C'est là, que choisir le Bien est un challenge, une exigence, qu'il faut trouver la force de le faire.
Qu'il faut retrouver au fond de soi les ressources que nous croyons avoir perdues.
Le souvenir du bonheur passé. L'empreinte du sourire de l'enfance ou de nos vies heureuses.
Les cicatrices du Bien puisque nous en avons tous, celles de l'insouciance et de la poésie,
les vestiges enfouis de la joie, tout ce trésor qui permet d'embrasser la beauté, la bonté,
tout ce qui permet de les identifier autour de nous, pour retrouver le goût et l'émerveillement.
C'est un travail d'archéologue, de spéléologue, pour aller chercher au fond de soi
les preuves que nous ne sommes pas condamnés au malheur, qu'il n'y a pas de fatalité,
quand aux montagnes russes d'une existence, nous savons qu'il ne peut pas pleuvoir tout le temps.

 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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La fête d'être

Publié le

Toute la famille s'était effondrée. 5 frères et sœurs, et leurs enfants endeuillés.
La mort du patriarche. Du grand-père vénéré. Qui avait bâti son empire plus que sa maisonnée.
Le gosse vint au monde après ce drame. La première naissance dans la famille après cette catastrophe.
Attendu comme un soleil au milieu de la nuit. Le prénom du grand-père lui fut donné en troisième prénom.
Félix. Feliz en espagnol. Traduction : heureux. Vous croyez aux signes ? C'en était un.
Accueilli comme un prince, le garçon fut le plus beau cadeau fait à sa propre mère.
Elle fut particulièrement meurtrie par le décès du patriarche. Son monde s'était écroulé.
Entré par la porte de Notre-Dame de Bonne Espérance, le nouveau né était le signal de la reconstruction.
L'enfant, tant attendu, tant désiré, ne fut pas aimé mais adoré. Et l'énergie du bonheur est exponentielle.

Elle s'alimente elle-même comme l'univers en extension. Une barbe-à-papa.
A propos. Le père était très amoureux de la mère. Et la mère du père. Un couple amoureux. Uni. Heureux.
Cet amour fou avait déjà produit une sœur aînée, puis un frère, avant l'arrivée tardive du petit prince.
Les aînés ne furent pas jaloux du petit dernier. L'écart d'âge, de dix ans, permit un accueil enchanteur.
Bref, si le bonheur était de retour pour la famille élargie, il fut à son paroxysme dans le foyer de l'enfant.
Un bonheur absolu, sans failles et sans nuages, protégé jalousement de tout ce que le Mal peut produire.
Le gosse fut éveillé à tout ce que le monde offre de bon et de beau, d'intéressant et de constructif.

Sans pressions, sans obligations, sans ces déterminations étranges censées réparer des frustrations,
sans l'ambition d'en faire un monstre pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.
La musique. L'architecture. Le dessin. La peinture. La littérature. La poésie. Tout était disponible.
Les sciences. L'Histoire. Le sport. La politique. Tout était présent pour émerveiller le quotidien.
Sans forcer. Le plus naturellement du monde.

Une actrice célèbre aurait dit à son ami acteur, en rencontrant le gosse des années plus tard.
" On voit à son sourire qu'il a été aimé enfant. "
C'est que ses yeux n'ont cessé de briller et de sourire à tout ce que la vie lui mettait sous le nez.
En confiance. Et avec une force, proche de la candeur, qui était celle de rire.
Tout était amusant. Ludique. Enjoué. Quand tout était une fête. Un spectacle.
Avec Feliz comme troisième prénom, l'enfant était les deux à la fois : heureux et joyeux. Un ogre.
Le bonheur et la joie étaient ses deux jambes. Et la vie ne pouvait être autre chose qu'une célébration.
A l'abri du Mal, l'émerveillement était une respiration. Au paradis terrestre.

Il ne s'agit pas de jeter le bonheur de ce gosse à la figure de ceux qui n'ont pas eu sa chance.
Il s'agit d'expliquer comment l'adulte qu'il est devenu lutte comme un diable pour l'honorer et la partager.
Partager la lumière qu'il a reçue. Partager l'amour qu'il a reçu.
Tout cet amour... c'était trop pour un seul homme. Il n'aura eu de cesse de distribuer. De donner.
Parce que la vie doit être une fête, le malheur est pour lui une intrusion, un dysfonctionnement,
une anomalie, une insulte à la vie, et pour tout dire une injustice.
Une part d'égoïsme dans cette affaire : il considère toujours que le malheur vient gâcher sa fête.
Que quelqu'un soit malheureux gâche sa fête. Et cela le révolte aussi fort que par empathie.
Le Mal ne lui avait jamais été caché. Il a toujours su qu'il existait. Et il ne s'est pas privé d'en faire.
Il lui est arrivé de danser avec lui. Pas pour le combattre mais pour le séduire. Et le conduire au soleil.
Pourquoi l'exclure ? Il suffisait de l'inviter à la fête. Où tout le monde devait être heureux.
Cela n'a jamais été un plan, une croisade, ni une ambition mégalomaniaque. Plutôt une nature. 
Un penchant. " Ne m'emmerdez pas avec vos problèmes. On ne vit qu'une fois, alors on fait la fête. "
Le bonheur, ça se choisit. En toute circonstance. Même au fond du trou. Le bonheur, c'est la vie.
Vaut-elle la peine d'être vécue autrement ?

Intéressant de voir comment l'adulte se donne un mal de chien, dans sa vie privée, sa vie publique,
dans sa vie amoureuse comme professionnelle, pour tenir le chemin de la joie et de la justice.
Bien des choses, des situations et bien des individus, auront tenté de briser son sourire. De le salir.
Mais il doit être digne d'un grand-père, digne du couple amoureux et généreux de ses propres parents,
digne de l'enfant qu'il a été, digne de la vie, de la lumière, de l'univers. Cette chance insolente d'être là.
Il n'y aucun projet de convertir, de convaincre, d'enrôler, ni même d'éduquer.
Il y a juste celui d'être. D'être vraiment. Pleinement. Intensément. Jusque dans son sommeil.
L'urgence d'être. Merveilleuse. Enivrante. La fête d'être.
Ni professeur, ni gourou, ni pasteur... un compagnon. Un ami. Ce que l'on voudra.

Qui ne prétend pas avoir compris les mystères du monde mais qui a pris le parti de s'en amuser.
Le sourire. Le soleil. L'été. Comme la superbe des orages et l'ivresse des tempêtes. Ivre d'être.
Emerveillé d'être.
Pas d'être lui-même. Puisque ça ne veut pas dire grand chose. Emerveillé d'être tout court.
La liste des défauts est longue bien sûr. Ce n'est pas un catalogue de qualités qui serait bien suspect.
C'est l'explication d'une nature. D'une façon d'être. Dans ce grand délire collectif éblouissant.
Rien ne pourra détruire l'optimisme et l'enthousiasme. Rien ne pourra gâcher la fête.

C'est une détermination féroce. 
A ceux qui la menacent, il tentera d'abord, spontanément, d'essayer de comprendre pourquoi,
de désamorcer l'attaque et ses motivations, avec des trésors de patience et de gentillesse,
mais enverra aussi bien au diable ceux qui ne veulent rien entendre.
Feliz. C'est une trajectoire. Une ligne de conduite. Une raison de vivre. La seule.
Qui commence bien avant, continue bien après. Au-delà de nous-mêmes.
Une énergie qui traverse les corps, au conducteur fulgurant de l'amour,
... et ça se fête.

 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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Comme un idiot

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Aux moineaux qui disputent les miettes de pain aux pigeons,
aux enfants qui courent dans la rue après les bulles de savon,
aux chiens qui cherchent la balle, aux filles qui cherchent les garçons,
ma joie gambade dans la ville, innocente et brillante comme une flûte traversière
dans la valse de la Suite Antique de John Rutter.
Au garçon de café qui me sert en souriant sans que je n'aie à commander en terrasse de mon bistrot,
à la grand-mère gitane qui retrouve souplesse et déhanchement aguicheur en trois pas de flamenco,
aux amis qui s'illuminent en se saluant sans s'arrêter lorsqu'ils se croisent à vive allure sur leur vélo,
ma joie se promène dans la ville, amoureuse et indolente comme mes doigts tourbillonnant sur le piano

au One note Samba de Tom Jobim.

Le soleil joue dans mon verre d'eau, dans les vitrines et les vitraux,
les cloches donnent l'heure et les talons donnent le tempo,
novembre est impuissant à déprimer le joyeux lot
d'être vivant, et d'être heureux, comme un idiot.

Aux amoureux qui s'attendent. Aux vieux couples qui s'embrassent.
Au chat qui paresse bien au chaud. Au papillon qui l'agace.
Aux nuages dans le vent, ombres chinoises et cerfs-volants,
qui s'amusent à faire la pluie et le beau temps, 
ma joie trottine dans la ville, insolente et joueuse,
comme une flûte traversière
dans la valse de la Suite Antique
de John Rutter.

 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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Le plus tenace

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Quand tu te seras lassé d'eux,
quand ils se seront lassés de toi,
je serai là,
frais comme au premier jour.
Tu pourras toujours me mettre mes cadeaux dans la gueule,
mes mots gentils, mes mots d'amour, mes attentions et mes bouquets de fleurs,
tu pourras toujours me les balancer à la figure, mais je serai là, au bon moment.
Ni avant, ni après, ni pendant, seulement au bon moment.
Quand ils se seront lassés de toi,

quand tu te seras lassé d'eux,
je serai là,
fort comme au premier jour.
Tu pourras toujours me dire que je pense mal, que j'écris mal, comme avant,
que j'ai de mauvaises intentions, que je ne suis pas assez spirituel, pas assez ceci, pas assez cela,
tu pourras toujours m'incendier et m'humilier, mais je serai là, au bon moment,
quand je sais que c'est un jeu, toujours le même et différent, chaque chose en son temps.

Ni trop tôt, ni trop tard, ni pendant, seulement au bon moment.
Quand tu te seras lassé d'eux,
quand il se seront lassés de toi,
je serai là,
fou comme au premier jour.

Toujours jeune. Toujours dispo. Inventif et généreux. 
Je serai là. Toujours aimant, curieux de tout. Toujours libre, et toujours libre.
Tu tourneras en boucle sur ton vieux disque : je suis violent, de mauvaise foi... et blablabla
mais je serai là, indifférent à tes manies, indulgent à tes obsessions, compréhensif et amusé,
heureux de servir, de te servir, de te porter pour que tu ailles plus haut, plus vite, plus beau.
Tu chercheras à me rendre jaloux, me pousseras dans mes retranchements, me mettras à l'épreuve,
me feras des scènes, des procès, des misères, tu me feras de tout, comme avant,
quand je sais que c'est un jeu, toujours le même et différent. Je serai là au bon moment.

Quand ils se seront lassés de toi,
quand tu te seras lassé d'eux,
je serai là,
amoureux comme au premier jour.
Plus jeune qu'eux.
Et plus tenace.

 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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Aux orages salauds

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Des cordes. D'eau. Au cordeau. Aux corbeaux.
Dans la brume. De bois obscurs, désertés, et réduits en copeaux.
La mort aiguise ses couteaux.

A l'empire de l'ambre. A l'empire des ombres.
Au virage de décembre et des aurores sombres.
L'hibernation exige le repli. Le report. Le repos.


La mort au fil de l'eau.
Si l'espoir est retors. Le retard en sabots.
Peut s'endormir le soir dans son manteau de peau.

Le feu crépite encore. Dans l'âtre d'un hameau.
La montagne qui dort. Tassée sous son chapeau.
Couvrant ses yeux fermés aux neiges en grumeaux.


La ville s'est envolée au vol des étourneaux.
Aux fourneaux oubliés, laissés à l'abandon par les derniers crapauds.
Au fond d'une forêt plantée en plein travaux.

Le tonnerre déchire des nuages crevés qui ouvrent leurs tonneaux,
pour faire la nuit en plein jour, aux orages salauds
qui perdent leur bonheur, et l'amour famélique qui s'enfuit au galop, 

d'avoir aimé trop fort, d'avoir aimé trop tôt.

 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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Musée du Vieux Toulouse

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C'est une hélice de bois qui monte dans la tour.
Et quarante ans plus tard, c'est la même sensation.
La mémoire d'une chose qui a eu lieu. Mais a-t-elle véritablement eu lieu ?
L'homme qui m'accompagne partageant le même souvenir
me conforte dans la certitude que nous avons bien gravi cet escalier ensemble.
J'avais dix ou onze ans. 
Mon témoin me permet de déduire que je n'ai pas fabriqué seul ce souvenir.
La scène s'est bien produite. Quelque part. Dans ce même hôtel particulier.
Dans cette même ville. Dans cette même tour. Dans ce même escalier.

Ou bien, nous avons fabriqué ce souvenir ensemble.

Un gosse a pu nous doubler dans notre ascension, avec ses cheveux bouclés,
ses longs cils dessinant des yeux émerveillés et amusés, le sourire marqué d'une fossette,
fier d'accompagner son grand frère dans le Musée du Vieux Toulouse.
Les mêmes gravissent l'escalier, dans les interférences radio de consciences superposées.
Comprenant dans leur chair qu'il y a deux réalités paradoxales aussi vraies l'une que l'autre.

La première était qu'ils avaient changé. La seconde était qu'ils n'avaient pas changé.
Les deux constats avaient beau être diamétralement opposés, résolument contradictoires,
il fallait bien admettre qu'ils étaient justes tous les deux, possibles en même temps, avec la même force.
A perte de vue. Les toits de Toulouse se sont offerts à leur émotion, comme pour la décupler.
Ils n'étaient plus les mêmes. Aussi vrai qu'ils étaient toujours les mêmes.
Impressionnés par un tel prodige. Soudés et distincts. Dans un présent étrange
plus large que l'instant.

 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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Poème du lendemain

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Ta peau, na-na-na na-na-na,
na-na-na na-na-na ...

 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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Nouveaux périmètres

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En entrant dans ma vie, tu ne venais pas t'y enfermer,
en entrant dans ma vie, tu agrandissais ton territoire.

 

Philippe LATGER / Novembre 2023

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Des amours responsables

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Je suis chrétien. De toute mon histoire, comme de toute mon âme, je suis chrétien.
Pour l'amour, plus que pour Jésus. Je ne vais pas à l'église. Mais pour et par l'amour, je suis chrétien.
Ce pourquoi les Juifs et les Musulmans sont mes frères. Et les non-croyants aussi.
Ce pourquoi je ne peux pas choisir un camp. Ce pourquoi je ne choisirai pas un camp.
Parce que je suis chrétien, tous les Hommes sont mes frères.
A chaque situation, bien sûr, l'injustice détermine des positionnements automatiques. Pavloviens.
Il y a ce qui est juste. Et ce qui ne l'est pas. C'est le critère qui positionne chacun dans chaque cas.
On le voit dans les familles, la fraternité ne garantit pas toujours l'entente.
Il y a des frères qui ne veulent pas ou ne veulent plus l'être.

Et à la boussole de la Justice, souvent la Paix est impuissante, ne saurait être la valeur dominante.
Pour l'âme humaine, la Paix vaut moins que la Justice.
Et plus encore. La Paix n'est possible qu'à la condition de la Justice.
Quand on aime ses frères, on cherche des solutions pour qu'ils se réconcilient.
Puisqu'il y a toujours des chemins. Quand on est sincère.
Pour rendre la Justice et installer la Paix.

 

 

Philippe LATGER / Octobre 2023

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