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Pierre Papier Ciseaux

Publié le

La prédation n'est pas liée à un supposé rapport entre les sexes,
le rapport dominant / dominé, est une affaire de pouvoir.
Cela existe entre les hommes. Cela existe entre les femmes.
Ce n'est pas un privilège masculin. C'est celui du pouvoir.
Quel qu'il soit. Mental. Physique. Social ou financier.
Qui est dessus ? Qui est dessous ? Qui dirige quoi ?
Qui commande qui ? Dominant / Dominé ? C'est un tango.
Aux géométries variables.
Papier. Ciseaux.
Pierre. Papier.

 

Philippe LATGER / Février 2024

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Bugs Bunny

Publié le

" Allez, vas-y, monte chez moi. "
Allez cousin, viens chez tonton, baisse le son, baisse d'un ton, et rase les murs.
C'est pas le moment de trop se faire remarquer si tu veux. Tonton n'a pas de neveux.
On monte les escaliers, un peu pourris mais ça va. On ouvre l'appartement et voilà.
C'est comme un abri. On peut se mettre à l'aise.
On commence par enlever la capuche pour découvrir un visage.

Par baisser le zip d'un bomber qu'il faut ôter pour tomber sur un sweat-shirt.
Qu'est-ce que tu paries qu'il y a un maillot de corps en dessous, le débardeur blanc de rigueur.
Tonton à genoux défait les lacets pour retirer les baskets l'un après l'autre.
Il avait raison. Sous le sweat, pour mettre les épaules en valeur, il fallait bien le débardeur.
Il y a un pantalon de survêt à baisser, pour libérer des cuisses, des genoux, des mollets,
et le keum en chaussettes doit dégager ses pieds, pour se retrouver en caleçon dans la pièce.
Chaussettes blanches avec les trois bandes, bleu, blanc, rouge, pas parce que c'est français,
mais parce que c'est sport, des chaussettes de tennis qu'il fallait retirer à leur tour.
La chaîne en or qui pend sur le torse, qui s'adapte aux volumes de pectoraux dessinés.
Et le cousin est en boxer. " Tu mets ce que tu as de plus précieux dans ce truc ?
Ton zob et tes glaoui ? Dans tout ce merdier de cartoons avec la gueule de Bugs Bunny ? 
C'est quoi le délire ? C'est pour la carotte ? "
Ce truc d'ado attardé moule le service trois pièces de la caillera de passage qui commence à gonfler.

On retire ce foutoir rouge et orange à la ceinture élastiquée pour dégager tout ce qu'il y a de virilité.
Cela tombe aux chevilles pour rester par terre avec un tas de fringues, et le cousin est nu,
ne portant alors rien d'autre qu'une chevalière à la main et sa chaîne en or autour du cou.

La teub, demi molle, commence à se dresser. Il y a quelque chose à soigner.
Quelque chose à soulager. De ce corps imberbe dont tout le poil est concentré sur le bas-ventre.
On en a plein la barbe, sous les bras, pour le reste, c'est le pubis qui a tout récupéré.
Quelque chose à soulager. Qui finira par gicler pour retrouver la paix.
C'est pas un truc de pédé, mais de l'assistance à personne en danger.
Entre la honte et la frustration, qu'est-ce que tu as choisi ?
Le plaisir. Un peu bizarre. Mais trop bon. D'une masturbation.

Par les mains qui savent quoi faire. Branlette par personne interposée.
Mais " ça va... t'as pas de meufs à tromper, trop jeune pour avoir ta femme à respecter. "
Personne n'en saura rien. Remets ton Bugs Bunny et sa carotte. La tempête est passée.

 

 

Philippe LATGER / Février 2024

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ça me fait homme

Publié le

Les clés de la maison à garder.
Je pense à toi, ça me fait sourire.

Café avec la sénatrice.
Déplacer les ruches.
Croiser Catherine.
Je pense à toi, ça me fait sourire.

Oublier mon tabac. Ne plus fumer.
Je pense à toi, ça me fait sourire.

Je pense à toi, ça me fait beau, ça me fait grand,
ça me fait ciel, ça me fait homme.
Je pense à toi, ça me fait sourire.

 

Philippe LATGER / Février 2024

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De la mort de ma mère

Publié le

Hier,
pour l'anniversaire
de la mort de ma mère
l'humeur était printanière.

Un bain de lumière.
Solaire.

 

Philippe LATGER / Février 2024

 

 

 

 

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Passe-Crassane

Publié le

La chaleur en avance a ouvert la maison, qui savoure sa chance en sortant de prison,
et ronronne au soleil qui vient cuire son toit, tirée de son sommeil en s'étirant de joie.
La surprise amoureuse a frappé à la porte, toujours aventureuse, prête à prêter main forte,
elle avait devancé l'heure du rendez-vous, pour rire et pour danser l'or auquel elle se voue.
Aux aveux en sourires d'un ciel bleu délirant, inutile d'écrire les regrets déchirants,
l'aurore est au printemps et le monde respire, au bonheur éclatant qu'on n'aurait su prédire.
Il fut enfin permis d'ouvrir grand les fenêtres, à ce moment promis qui attendait de renaître.
Mais si tôt dans l'année, ce fut inespéré. Et ma ville damnée fut désincarcérée.
La chaleur sous les toits annonçait le prodige, et j'ai croisé les doigts dans un léger vertige.
Le corps nu, je sortais affronter la terrasse, février éhonté avait cédé sa place
aux mois d'avril ou mai qui m'ont sauté au cou, et je pus me pâmer, remercier à genoux,
pour ce cadeau superbe, aveuglant de lumière, où l'amour et le verbe exauçaient la prière.
Tous les voeux satisfaits, le corps a repris chair. Ce temps sans s'embrasser, c'était bien assez cher.
Que l'hiver nous libère. Le plaisir est ardent, vigoureux et pubère, croqué à pleines dents.
Ma peau n'en revient pas. J'enlace l'atmosphère. Si le printemps est là, le bonheur prolifère.
Il m'a rasé le crâne. Et ma nuque est offerte. De la passse-crassane jusqu'à la pomme verte.
La réincarnation possible aux éléments. A la célébration du feu et des aimants.
La grisaille est partie. Et la place Cassanyes. Le soleil est sorti du fond de ses montagnes.
La pulpe est de retour. Envie de jus d'orange. Et d'ouvrir au grand jour la denture de l'ange.

 

Philippe LATGER / Février 2024

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Crash-test

Publié le

Je suis conscient de ma propre folie.
Et c'est un avantage pour travailler à la contenir.
A la canaliser. A la transformer pour la mettre à profit.
Quand je ne peux la laisser détruire ce en quoi je tiens.
L'amour ou la lumière peuvent la mettre dans leur camp.
Et je m'appuie sur ces forces, quand c'est sans doute la même,
pour faire de cette folie un renfort à l'enthousiasme, à la joie, à la confiance.
Qu'elle peut pulvériser ce qui semble impossible, pour accomplir des choses,
dépasser des horizons, des prisons, pour déplacer les montagnes.
Mais je ne veux plus la laisser détruire ce en quoi je crois.
Au repos de l'âme et du cœur, de leurs élans voraces, jusqu'au-boutistes, obsessionnels,
qui peuvent au calme plat constater les dégâts, la leçon est comprise.
Au crash-test d'un cœur habile qui m'a mis à l'épreuve, je suis parti dans le fossé.
Je reviens sur la route avec mes propres ecchymoses, déterminé à progresser.
Je ne changerai pas. L'intensité de ce qui m'habite ne faiblira pas. Le feu reste brûlant.
L'humanité, ça n'est que cela. Les hommes apprennent à maîtriser le feu. J'y arriverai aussi.
Le feu peut être ardent, on l'exploite pour qu'il nous réchauffe, pas pour que l'on s'y brûle.
Il sert notre confort, pas l'autodestruction. Je laisserai le mien créer de l'énergie, un carburant utile,
sans succomber encore au plaisir étrange et maladif des incendies.
Cette fascination faiblit peut-être avec l'âge, mais aux pulsions adolescentes qui persistent,
il faut réagir lorsque cette fougue fait autant de mal que de bien, et pire encore,
lorsqu'elle compromet des équilibres acquis, et peut détruire ce que l'on aime.
Que ma folie reste douce. Qu'elle s'évertue à construire. Qu'elle serve à quelque chose.
Quelque chose se débloque. Ceux qui ont soufflé sur les braises m'en révèlent les ravages.
Ceux qui ont attisé les flammes, me montrent que je ne les maîtrise pas toujours,
dans l'ivresse de ce qui était compris comme un jeu, mais dont je découvre les conséquences.
La leçon est comprise. Aux trésors de patience dont j'ai vu les limites, je peux m'améliorer.
Si l'on ne change pas, on peut trouver la paix. Je la cherche. Pour pouvoir guerroyer ailleurs.
Garder les forces utiles pour ferrailler ailleurs où les causes sont justes. Pas pour se mutiler.
Se tirer une balle dans le pied. Et se réveiller un jour en se demandant " mais qu'est-ce que j'ai fait ? ".
Je suis conscient de ma propre folie. On peut m'aimer pour elle. Et je ne la hais point.
Quand elle peut être constructive et attrayante, inspirante ou flamboyante.
Mais je ne la laisserai jamais plus détruire ce que j'aime, et les bonheurs précieux,
si rares, auxquels je tiens vraiment.

 

Philippe LATGER / Février 2024

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Les goûts de l'ego

Publié le

Le toi n'est pas que ta propre production, quand nous sommes plongés dans les interactions,
ce moi, ce toi, est aussi la production des autres, ceux qui te voient et te construisent à leur façon.
Il n'y a pas que l'orgueil qui travaille à cette modélisation, ni même le narcissisme, égotique,
puisque nous sommes poreux à ce que les autres pensent ou s'imaginent de nous,
et que nous sommes le produit de ce que nous croyons être, de ce que nous voulons être,
mais aussi de ce que les autres attendent de nous.
Le moi peut se protéger de ces visions extérieures, quand l'ermite, le marginal, le solitaire,

fuient la société autant que possible pour se préserver de la tyrannie exigeante et insatiable
des dictats collectifs, ceux des groupes auxquels nous sommes censés appartenir,
comme de ceux, individuels, professionnels, affectifs, qui nous demandent sans cesse
d'être nous-mêmes, c'est à dire ce nous-mêmes qui les arrange et dont ils pensent avoir besoin.
Ce moi, qui est la partie consciente de notre propre représentation, n'est donc pas seulement
l'œuvre de notre propre attachement à nous-mêmes, pas seulement le produit de notre estime de soi,
ce calcul qui cherche à nous valoriser  nous-mêmes en toute circonstance, selon nos seuls critères,
cet ego n'est pas seulement la construction narcissique de notre personne, à notre seul avantage,
quand il est mécaniquement co-construit par les personnes qui comptent à nos yeux,
ceux qui comptent dans la sphère affective comme dans la sphère sociale.
Ce moi pensant, celui que nous maîtrisons, plus facile à guider que l'inconscient,
est ce terrain que nous aménageons nous-mêmes, que nous organisons et décorons à notre goût,

mais ce goût est corrompu par la perception des autres, ce que les autres peuvent en penser.
Cette corruption n'est pas un mal, quand les apports extérieurs peuvent être plus justes que les nôtres.
Parfois, les regards extérieurs sur nous-mêmes peuvent être plus lucides et constructifs que les nôtres.
Que nous les acceptions ou que nous les refusions, que nous les embrassions ou que nous les niions,

ces regards construisent notre moi autant que nous.
C'est cet aspect des choses qui relativise l'impact de l'orgueil et du narcissisme dans l'édification de l'ego.
L'humilité peut y avoir sa place, comme celle qui consiste à accepter que ceux qui interagissent avec nous
ont leur part de vérité sur qui nous sommes, valorisante ou non, que nous pouvons considérer et intégrer.
Cet ego est ce moi qui n'est pas culturellement une valeur de la sphère religieuse, mystique et spirituelle,
qui n'a pas spontanément sa place dans le dispositif de l'âme et de l'esprit, lorsqu'elle est une notion

inscrite dans un référentiel précis : le paradigme et le vocabulaire associé, spécifiques à la psychanalyse.
Ce qui n'empêche personne, intuitivement, de mêler les deux grilles de lecture, quand la philosophie
peut assurer un pont entre les deux, puisque la religion et la psychanalyse manipulent les mêmes valeurs,
et, avec ou sans Dieu, avec des mots différents, certes, explorent les mêmes terrains.
A grands traits, la psychanalyse appelle moi ce que la religion appelle l'âme,

la psychanalyse appelle surmoi ce que la religion appelle l'esprit.
Pour le moi ou l'âme, cette partie immatérielle de nous-mêmes dont nous avons la maîtrise,
ce qui est visible à nos propres yeux de nous-mêmes, il s'agit de ce sujet conscient de lui-même
qui peut agir en maître pour se modeler, réagir, évoluer, se façonner un être et un chemin.

Pour le surmoi ou l'esprit, c'est cette partie immatérielle de nous-mêmes dont nous n'avons pas conscience,
une part qui ne vient pas de nous-mêmes, héritée de nos parents et nos ancêtres, d'une culture collective,
de tout un faisceau d'ondes et d'influences extérieures qui nous traverse et nous nourrit, inconsciemment.
Elle est cette part qui incarne le mystère que nous sommes tous pour nous-mêmes.
Puisqu'il y a un moi que nous ne connaissons pas, qui nous échappe, un moi étranger à nous-mêmes.
Un moi qui ne semble pas nous appartenir, qui semble venir d'ailleurs, comme l'artiste peut l'expérimenter
avec le phénomène de l'inspiration et des muses, un moi qui vient d'ailleurs que de nous-mêmes.
C'est cette nuance qui fait de ce moi un surmoi, celui sur lequel nous pensons n'avoir aucune prise,
et qui fait la différence entre l'âme et l'esprit. Le second est un mouvement comme celui de la lumière.
Qui n'est pas notre singularité active, mais la part de la constitution de nous-mêmes qui nous est donnée.

Ou imposée. Puisqu'il y a le meilleur et le pire. De ce dont nous héritons ou de ce qui nous traverse.
Pour la part consciente de nous-mêmes, que l'on appelle cela moi ou âme, cette part accessible
sur laquelle nous pouvons agir en conscience, tout ne vient pas non plus de nous-mêmes.

Nous avons à ce niveau le pouvoir d'identifier ce que nous acceptons des autres, ce que nous intégrons
d'avis et de regards extérieurs, à notre propre construction, mais nous pourrions imaginer de ce fait
que l'ego, ce sujet conscient, celui dont la philosophie dit qu'il pense, n'est pas seulement la traduction
de l'égotisme dans le sens orgueilleux et narcissique, puisque, même s'il est motivé par ce même besoin
irrépressible de plaire, précisément, pour plaire, il emprunte beaucoup aux besoins et aux goûts des autres.
Ici encore, la part d'humilité ou d'élégance, comme celle orgueilleuse ou narcissique, peuvent emprunter
consciemment comme inconsciemment aux images construites de nous-mêmes indépendantes des nôtres,
quand la construction d'un être, aussi petit soit-il, s'avère aussi riche et complexe que celle de l'univers.
Y compris dans sa dimension de mystère. Y compris dans sa dimension d'infini. Et d'union.
D'autres d'ailleurs, ne diraient-ils pas avec d'autres mots, d'autres noms peut-être,
que nous avons été créés à son image.

 

Philippe LATGER / Février 2024

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Autre chose dedans

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<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< les yeux fermés >>>>>>>>>>>>>>>
<<<<<<<<<<< un monde s'ouvre >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< en dedans >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< et c'est grand >>>>>>>>
<<<<< comme avant >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< c'est immense >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
<<<<<<<<<<<<<<<<<<< et intense >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< de silences >>>>>>
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< habités >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>


.................................... c'est une infinie nuit d'été ...............................................................................
....................................................................................... des orages et des pluies de vertiges .............
............ et d'oracles amis ......................................................................................................................

........................................................ dans les chutes renversées ..........................................................
............................................................................................................. le soleil, la promesse .............
.................... et la messe du sommeil ..................................................................................................
................................................................................. qui progresse dans le vide d'un espace .............
.............................................. implosé ................................................................................................

????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????
Le secret. Le mystère. L'infini. Le cosmos. L'univers. Le néant. L'absolu. L'invisible. Le non-être.
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Le sourire introuvable est pourtant ressenti par d'autres sens que la vue ou par la force de l'esprit.
Un sourire qui m'a pris dans un baume d'intention que je sens par le biais étonnant, incompris,
de nouveaux modes de perception dont j'ignorais la possibilité, l'existence, la fréquence et le prix,
mais qui m'assurait clairement de ce sourire sans limites, brillant, enveloppant, avec de belles dents,
dont je ne savais pas s'il était en dehors de moi, ou s'il était dedans, mais qui cherchait le mien.

Dans mes yeux fermés, j'avance dans le noir, et je m'aventure en confiance à sourire au sourire.
Mes paupières sont agitées de tressaillements dont je n'ai pas idée, pour être ailleurs, en dessous,

dans un monde plus vaste que ceux que l'on peut voir de ses yeux, mais où je n'ai pas le sentiment
de me perdre, de me perdre, de me perdre, de me perdre, de me perdre, de me perdre, de me perdre,
mais plutôt de me trouver, de me trouver, de me trouver, de me trouver, de me trouver, de me trouver.
Contenu. Contenant. La frontière. La matière. Tout ce qui est de part et d'autre. Le noyau du noyau.
Ce qu'il y a tout autour. Au-delà. Et plus loin. Comme ce qu'il y a au cœur, au milieu, infiniment petit, 
jusqu'à disparaître sans jamais ne plus être, qui peut trouver sa place dans les trous de la nuit.

Les trous noirs. Au volant. La vitesse à pas lents. L'opposé. Et l'écran synthétique pour s'extraire du temps.

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Sous mes yeux la glissade. Sous mes yeux. Le sourire. Pas celui en façade. Autre chose. Dedans.

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Philippe LATGER / Février 2024

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Des émancipations

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Je t'aime libre.
C'est moi qui ne l'étais pas.

 

Philippe LATGER / Février 2024

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Michel Onfray

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Aussi vrai qu'il y a du père de Michel Onfray dans Michel Onfray,
il y a de la civilisation gréco-romaine dans la civilisation judéo-chrétienne.
Et il y aura de la civilisation judéo-chrétienne dans celle qui advient.
Puisque tout ce qui arrive en Occident est le produit de cette civilisation.

Toujours cette observation, immuable, merveilleuse :
rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Donc, non, Michel Onfray, je ne crois pas que notre civilisation s'effondre.
Elle mute.

Et vous avez raison de vous battre
pour que le bon grain de cette civilisation millénaire,
ce à quoi nous tenons et ce que nous voulons transmettre aux générations futures
perdure.

 

Philippe LATGER / Janvier 2024

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