Aux cascades d'océans
Des grelots, des percus, et la peau des tambourins, c'est de l'eau dans la rue,
ça revient comme un refrain, ça tourne et ça s'en va, et ça claque entre les mains,
aux pas lents de Samba, où serpentent les chemins, la nuit blanche au matin,
un défilé d'éléphants, se déhanche et s'éteint sur la danse des enfants
qui accourent, et qui jouent, au rythme des cabotins, qui entourent debout
l'art de leur pays latin. Les congas et le vent aux trombones qui barrissent,
les guiros scient devant, quand bidonnent en coulisses les timbales et les rires
du Brésil et des bongos, les cymbales et la cire d'une vierge du Congo.
La trompette qui expire, infidèle à Caracas, se trémousse et soupire aux hochets des maracas.
Les défenses, et les trompes se balancent en marchant, ça relance les pompes,
et ça danse à travers champs, au passage des reines, aux parades de géants.
Prenez-en de la graine aux cascades d'océans.
Sans les hauts.
Samba.
Sang et eau.
Salsa.
Diluviennes saucées
pour danser à la transe
jusqu'aux fleuves immenses
aux deltas exaucés.
Philippe LATGER / Février 2024
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