Le train de la mine
C'est une expérience. Radiokinésie. Magnétisme. La main suit le crayon qui s'enfuit sur la page.
Une planche Ouija. Une expérience médiumnique. Le crayon s'enfuit. Et ma main le suit.
Philippe LATGER / Juin 2020
C'est une expérience. Radiokinésie. Magnétisme. La main suit le crayon qui s'enfuit sur la page.
Une planche Ouija. Une expérience médiumnique. Le crayon s'enfuit. Et ma main le suit.
Philippe LATGER / Juin 2020
Le soleil qui se couche
prépare un baiser,
des mots
d'amour
et
des sourires
d'étoiles ...
des toiles
de tambours,
qui sonnent
l'orage.
C'est l'aimant de nos bouches.
Aux élans brisés.
Ta peau
se noie
et
se dévoile,
détonne ...
m'étonne
sous mes doigts,
résonne
en moi.
C'est plus qu'une caresse,
la prière aux dieux,
dans nos
linceuls
et
nos étoiles
de naître ...
de n'être
plus seuls,
dans nos
voyages.
C'est mieux que la promesse
d'un bonheur pour deux.
Nos lèvres
s'enfièvrent,
et
s'aiment en
silence ...
s'élancent
loin du monde,
et dansent
en moi.
C'est plus fort que la poudre.
T'avoir
trouvé
et
ton sourire
d'étoiles ...
des toiles
de timbales
qui sonnent
l'orage.
C'est plus fort que la foudre.
Tes mots,
ta voix
et
cet espoir
de naître ...
renaître
éternel
et fou
de toi.
Philippe LATGER / Juin 2020
La vague était immense. Comme l'effondrement.
Elle a porté haut des espoirs, des sensations intenses, avant de les lâcher.
C'est s'approcher du ciel. Serrer ta main dans la mienne. Dans un bain de sueurs digitales.
Et le cœur dans la gorge, la chute inévitable. La précipitation. Vertigineuse. A dévaler d'un trait.
Qu'est-ce que tu crois que l'on puisse faire d'autre ? On se relève. On se relève de tout.
J'écris et je cicatrise. Puisque mon corps balafré peut me porter encore. Au soleil de l'été qui revient.
Vivant. Je remonterai dans le manège. La vague et la cascade. L'ascension. Le plongeon.
Encore et encore. Je me relèverai. Quand l'amour est ma drogue. Le sexe un carburant.
L'appétit des orages et du soleil levant. Le moteur stupéfiant qui gronde dans le ventre.
Quand je n'aime qu'aimer. Haïr est étranger. Ma matière première ne me le permet pas.
Je suis fait de passions. D'extases et de colères. D'enchantements puissants. De révoltes sanguines.
Mais j'aime et ne hais point. Même les meurtrissures. Les poignards dans le dos. J'écris. Je cicatrise.
C'est la force d'aimer. Je suis plus fort que moi. Quand je suis invincible. Jusqu'aux lueurs de l'aube.
C'est le jour qui se lève. Le soleil dans ma tombe. Que j'imprime et capture à en brûler ma peau.
Le haschich de la brume. Et l'hallucination. D'être conscient d'un monde que l'on rêve éveillé.
Tu en faisais partie et je ne l'oublie pas. J'écris et j'actualise. L'écrit immortalise. Tu ne mourras jamais.
Il a fallu descendre pour pouvoir remonter. C'est la vague qui écume. Soulève ses montagnes.
Lorsqu'après l'érection tous les sexes débandent. Mais je rebanderai. Le sang est fluctuant.
La vie, le mouvement. Et le temps ne peut rien abîmer de ce que je maîtrise.
La cicatrisation.
Philippe LATGER / Juin 2020