Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

S'ennuyer ensemble

Publié le

Je te connais par cœur, et je sais tout d'avance
de ton esprit moqueur et de tes résistances,
de ce qui te fait rire, de ce qui t'épouvante,
de ce que tu vas dire, de ce que tu inventes.

Nous nous connaissons bien depuis bien des années.
Entre nous il n'y a rien qu'on ne puisse profaner.
Et s'il reste un mystère c'est celui, il me semble,
du besoin volontaire d'être toujours ensemble.

Je sais tout de tes joies, de tes peurs, de tes rêves,
des humeurs et des choix, de tout ce qui t'élève,
de tout ce dont tu crèves, ce que tu vas répondre,
quand rien ne nous achève ni ne peut nous confondre.

C'est le luxe d'aimer quelqu'un depuis longtemps.
On ne se perd jamais et l'on gagne du temps.
Quand après la passion vient ce moment étrange
où d'autres combustions cultivent le mélange.

La violence se noie dans le pas du soldat.
Je m'ennuie avec toi, mais lorsque tu t'en vas,
je m'ennuie de l'ennui, et c'est un vide intense
qui enflamme la nuit et quelques évidences.

Je te connais par cœur, et je sais tout d'avance
de ton rire traqueur, de tes inconséquences,
de ce qui n'ira pas, ce qui va nous fâcher,
de ce qui à bout de bras ne veut pas nous lâcher.

On aime s'engueuler et se faire la gueule.
Quand on sait dégeler les ardeurs qui se veulent.
Repus sur l'oreiller. Repos aux résiliences
des corps émerveillés qui tiennent la distance.

Tu sais ce que je pense. Je sais à quoi tu penses.
On sait quand ça commence et qui mène la danse.
Ou sur le bout des doigts ce qui compte et rassemble,
dans l'étonnant bonheur de s'ennuyer ensemble.

 

Philippe LATGER / Octobre 2025

Voir les commentaires

Le zéro tourne en rond.

Publié le

L'être est dans le mouvement.
Le zéro tourne en rond.

 

Philippe LATGER / Octobre 2025

Voir les commentaires

24 10 25

Publié le

Il y a du néant en nous.

 

Philippe LATGER / Octobre 2025

Voir les commentaires

Si la rampe n'est plus

Publié le

Le vernis sous mes doigts. Le galbe du bois. Epousant la paume ouverte.
Les pas dans l'escalier, et cette sensation tenace, d'un contact qui n'est plus possible.
Mais qui revient dans ma peau à sa seule évocation. A la force de la mémoire.
Ma main d'enfant, puis de jeune homme, ouverte sur la rampe de l'escalier.
L'odeur de la pinède. Du soleil sur la peau. La fraîcheur du granito. Et le schiste brûlant.
La mémoire du corps. Les espoirs et les rêves d'une personne qui était là avant moi,
qui était déjà moi, ou qui n'était pas encore tout à fait moi, toujours présents dans ma chair.
La maison fut détruite. L'escalier n'existe plus. Pour monter dans les chambres.
Pour descendre au salon. Et sa rampe de bois n'existe plus que dans le creux de ma main.
La poudre des feux d'artifice. L'eau de Cologne. Le lait chocolaté. Et les ambres solaires.
Le trac de la fête, de l'amour, de la nuit, et de tous les possibles, inquiétants, attirants, merveilleux.
L'excitation d'être au monde, d'embrasser les voluptés de ce monde, à dix ans, à quinze ans,
à vingt ans, est toujours quelque part dans les fibres de l'homme qui n'en revient toujours pas.
Puisque ce qui n'est plus est encore, c'est un trouble ravissant qui ouvre des pans de vérité
sur la réalité des choses, éphémères et constantes, furtives, éternelles, comme autant de bonnes nouvelles.
Ma main glisse toujours sur le vernis, ouverte sur toute la largeur pour enserrer la rampe,
sans échardes, sans entraves, elle est faite pour ma main qui l'épouse au complet pour ne rien en manquer.
Le bois et ma peau s'entendent tellement bien, réagissent l'un à l'autre, se caressent pour ne faire qu'un,
quand la matière est sensible à la matière, et que chacun donne à l'autre sa raison d'exister.
Barcelone respire si fort au-delà des pinèdes. La mer ronfle si fort autour de Barcelone.
L'ivresse est dans le derme. La cage thoracique. Façonnant le véhicule qui est toujours le mien.
Si la rampe n'est plus, la sensation persiste. La côte catalane. La chaleur de l'été. Où j'avance toujours.
Dans d'autres escaliers et dans d'autres maisons. Qui n'existeront plus. Qui existeront encore.
Rien de ce qui est vécu ne peut être effacé. L'univers se construit et rien n'est achevé.
Tout s'est fait à l'instant. Et les rampes perdues sont à portée de main.

 

Philippe LATGER / Octobre 2025

Voir les commentaires

Polygamme

Publié le

Dorénavant
réminiscents,
mi phares, mi falots,
face aux lions, petit jour, le halo,
sol si vaste, ciel immense si pâlot,
s'idolâtrent, et se rejoignent dans l'eau.

 

Philippe LATGER / Octobre 2025

Voir les commentaires

Victor à Casimir

Publié le

Méfie-toi des concours de circonstances,
ce sont les champions pour t'emmener exactement
là où tu ne veux pas aller.

 

Philippe LATGER / Octobre 2025

Voir les commentaires

Tôt ou tard

Publié le

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent.

 

Philippe LATGER / Octobre 2025

Voir les commentaires

Une quarantième fois

Publié le

Les draps blancs de l'hôtel sentent la lessive. Dehors, il est un mélange de sucre et de pétrole.
Je retrouve tout. Intact. De sensualité. De sensations. Les mêmes que 25 ans plus tôt.
Comme si 25 ans n'avaient duré qu'un instant. Un battement de cils.
C'est un voyage spatio-temporel. Il n'était pas question de traverser l'océan.
Mais un quart de siècle.
J'avais 25 ans. Et j'avais cette odeur de fleurs et de carburant dans les narines.
Cette odeur d'Amérique dans la poitrine. Avec des désirs un peu flous, un peu fous. Ou confus.
Je retrouve la rue Ste-Catherine. Interminable. Le long du fleuve aussi puissant que ma ferveur.
Cet amour pour l'humain. Que je purge en marchant. Vers des horizons nouveaux. Toujours les mêmes.
Avant de reprendre l'avion. Pour rentrer chez moi.
Et traverser l'Atlantique. Une quarantième fois.

 

Philippe LATGER / Septembre 2025

Voir les commentaires

La République. Fille cadette de l'Eglise.

Publié le

Liberté.
Egalité.
Fraternité.
Trois valeurs chrétiennes.

 

Philippe LATGER / Septembre 2025

Voir les commentaires

Théo

Publié le

Je n'ai d'autres recours que mes élans radieux.
Pour toi Dieu est amour, pour moi, l'amour est Dieu.

 

 

Philippe LATGER / Septembre 2025

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>