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Adamastor

Publié le

Je marche pieds nus sur les chevrons de beaux parquets. En points de Hongrie.
Le bois vernis épouse chacun de mes pas avec une adhésion fraternelle et voluptueuse.
La chambre est effrayante. Trop de meringue. De baroque manuélin.
Je sens mon sexe pendre lourdement et se balancer entre mes cuisses, au gré de ma déambulation.
La baignoire est une vasque de marbre inattendue au milieu d'un décor d'azulejos.
Une espèce de coupe à glace absurde, dans laquelle tu te redresses, les cheveux mouillés.
Ta fossette au menton vient fendre ta barbe noire. De l'eau perle sur tes longs cils et ta bouche boudeuse.
Je saisis une serviette dont je ne sais que faire. " Je te préviens. Si tu souris, je bande... "
Et voilà que tu éclates de rire. M'éclaboussant de tes dents éblouissantes de jeune premier.
" Moi, je bande déjà... " me réponds-tu avec un accent irrésistible, avant de te lever,
nu dans ton bol de marbre grec, pour m'exhiber une érection qui n'existe que dans ton métier.

 


Philippe LATGER / Décembre 2022

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Vous avez 4 heures

Publié le

Le coup de foudre... c'est l'éblouissement de la rencontre.
S'il est réciproque, si les planètes sont alignées, on enchaîne avec la passion amoureuse.
Mais les deux phénomènes ne durent qu'un temps.
La foudre, celui de tomber. Et la passion, celui de s'éteindre.
L'amour, c'est ce qui suit. C'est ce qui survit à tous ces incendies. C'est le lien qui grandit, se transforme.
C'est le travail qui s'opère en suivant pour faire quelque chose de ce magnifique accident. C'est construire.
Pour l'écriture, l'inspiration vous donne une trouvaille, une fulgurance, qui s'impose, 
comme si elle venait d'ailleurs.
Mais la phrase soufflée par les étoiles ne fait pas le texte. C'est là que le travail commence.
Il faut ensuite écrire les mots que l'on estime à la hauteur de ce don du ciel.
Pour l'amour, c'est pareil. On n'a aucun mérite à prendre la foudre dans la gueule.
C'est quelque chose que les astres vous collent sur votre chemin.
La rencontre est donnée comme la fulgurance poétique.
La passion peut s'en suivre, mais la passion n'est pas l'amour. Elle est un vertige narcissique.
Dans la fièvre d'une passion amoureuse, on est amoureux de l'amour, et de soi dans les yeux de l'autre.
On aime la façon que l'autre a de vous aimer. Cet autre qui est interchangeable.
Dans la passion, on n'aime pas l'autre, on aime que l'autre vous aime.
On aime l'histoire d'amour que l'on écrit avec l'autre. Cela ne veut pas dire que l'on aime l'autre.
C'est quand les masques tombent que le travail peut commencer. Quand la fièvre se dissipe.
On dessoûle. Et là... les yeux ouverts, ça passe ou ça casse.

Si après l'éblouissement du coup de foudre, après le brasier de la passion amoureuse,
il reste quelque chose, un attachement, de l'estime, de l'admiration, de la complicité, de l'espoir,
de l'ambition même, une envie d'aller plus loin avec l'autre au milieu des décombres, c'est bon signe.
On a traversé des tempêtes, vu l'autre dans ses mauvais jours, fait le tour de ses défauts, de ses limites,
essuyé des violences, des incompréhensions, des revers, découvert mille choses qui agacent... et pourtant.
On se rend compte que l'on connaît l'autre. Pour le meilleur et pour le pire. Ses lumières et ses ombres.
Ses qualités superbes et ses pires tares. Ses petits anomalies physiques. Ses phobies. Ses rêves.
Et, les yeux ouverts, on a irrépressiblement envie de garder le package. Tout le package.
Pourquoi ? Parce que vous l'aimez. Vous aimez l'autre. Avec tout ce qui vous ennuie et vous consterne.
Tout ce qui devient prévisible et décourageant. C'est aux défauts acceptés ou pardonnés de l'autre,

qu'il faut bien concéder une chose. Vous l'aimez vraiment. Parce que complètement.

Aimer l'autre parce qu'il est brillant, magnifique, spirituel, drôle, élégant, sociable, influent, irrésistible...
Non seulement, c'est fastoche, mais c'est souvent et d'abord un vulgaire faire valoir.
Notre relation avec cette personne d'exception nous valorise. Tout le monde l'admire et vous l'envie.
C'en est assez pour vivre une passion amoureuse. Mais est-ce cela l'amour ? La réponse est non.
Ou plutôt, il est trop tôt pour juger. Il faut que le rideau tombe, que tout retombe, pour savoir. 
Quand la comédie romantique s'arrête, après le générique de fin, quand tout le monde est démaquillé...
voyons ce qui arrive. On sait si l'on s'aime vraiment quand la fête est finie.
Aimerez-vous autant son côté obscur que son rayonnement ? L'aimerez-vous dans sa complétude ?

Dans son entièreté ? Une fois lucide. L'aimerez-vous autant dans sa chute que dans son ascension ?
Qu'advient-il quand les problèmes surgissent ? Les échecs. Les désillusions. La maladie. Les doutes...
Les problèmes d'argent. De santé. La vulgarité du quotidien. Au moment de la gueule de bois.
Si vous plantez la personne, si vous ne lui pardonnez rien, c'est que vous ne l'aimiez pas. 
Vous aimiez votre rôle et lui donner la réplique dans la comédie romantique. Mais vous ne l'aimiez pas.
Il n'y a pas de mal à cela. Il n'y a pas de jugement moral. C'est juste que l'amour, c'est autre chose.
Même si ça commence - pas toujours mais souvent - par le coup de foudre et la passion hollywoodienne.
On hésite, dans cette scène classique, avant de courir à l'aéroport rattraper la personne, in extremis,
pour la demander en mariage. Le mot FIN arrive à ce moment-là, alors que c'est là que tout commence.
La philo de Terminale savait autrefois porter le sujet au Bac. Différence entre amour et passion.
Vous avez 4 heures. 

 


Philippe LATGER / Décembre 2022

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Le jus de l'ange

Publié le

Aux souffles de la fièvre, je fuis les courbatures, sauf pour le plaisir de les ressentir.
Aux toux rauques d'automne, je fuis les postillons, sauf pour le plaisir de vous manger la bouche.
Aux fluides échangés, on se passe le mal, on se passe les maux, puisque nous sommes tous, 
comme les étourneaux,
un seul et même organisme.
S'en laver les mains est une défense. Mais je vous la serre. Et je vous la baise.
Et je nous lacère de cuir et de braises. Mes genoux à terre pour la crème anglaise.

Les virus voyagent, aiguilleurs du ciel, la mer de nuages, et les oeufs en neige.
Le soir, bas les masques, je veux voir tes lèvres, ton rire fantasque, l'émail aux gencives.
Au diable les rhumes et les nez qui coulent. Du rhum et des plumes. Quand à l'offensive, je l'ai décidé.
Je serai malade dans une autre vie.
Tu peux bien tousser, je mange ta langue. La morve et les glaires. A tes maxillaires.
Puisqu'immunisé, je ne crains plus rien. Sinon qu'on me laisse seul et sans amour.
Les froids de novembre portent leurs manteaux, leurs robes de chambre, leurs bonnets de laine,
avec tes chaussettes comme seuls vêtements, le plaid de grand-mère, ta mauvaise haleine,
je viendrai te prendre, la température, aux chaleurs fébriles, écarte les cuisses. Le venin s'immisce.
Aux froids de décembre, j'ai des opiacées, ton corps qui se cambre. Le remède étrange reste de t'aimer.
Eviter la grippe avec la salive du bec d'une pipe. De l'huile d'olive. Et de la purée.
Croque le gingembre. L'orange pressée. Célébrer la vie qu'on nous a donnée.
Au diable le mal. Je passe le mot. Dans le jus de l'ange. Le sel de ta peau.
L'effluve chimique dans le verre d'eau. Mange ta compote. Je suis la bouillotte.
L'étuve sous couette est mon seul tombeau, quand j'ai ton chauffage, radiant et si beau.
Mon corps qui respire te chauffe le dos. Pour la nuit heureuse de l'hibernation.
Si tes cheveux sentent le goût du sirop, et l'enfant malade, la fièvre est tombée.
Je peux m'endormir. Les muscles comblés.
Je serai malade dans une autre vie.

 


Philippe LATGER / Décembre 2022

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Au-dessous de tout

Publié le

L'escalier ressemble davantage à une échelle de meunier.
Chaque planche menace de céder sous ses pas.
Il se tient au mur d'une main, et descend seul à la cave, avec prudence.
Les ténèbres sentent le bois pourri et le salpêtre. La moisissure aussi. Tous les parfums de l'humidité.
Cela sent bon la décomposition. L'idée lui traverse le nez en pointant sa torche vers le sol.
Un simple soupirail bouffé par la végétation extérieure était censé éclairer le couloir qui s'ouvre devant lui.
Un vieux matelas éventré se tient sur son flanc, avachi contre le mur, comme une silhouette exsangue.
Une porte au fond du couloir. Il teste la poignée. Bien que non verrouillée, il faut un coup d'épaule.
Un autre escalier descend plus profondément sous la cave elle-même. Qu'il doit se résoudre à emprunter.
Une rapide vérification du réseau et de la batterie de son téléphone, et le voilà qui se libère d'un soupir.
L'escalier en colimaçon est taillé dans la pierre. Tout en bas, un nouveau couloir semblait l'attendre.
Plus long que le premier, il était de chaque côté flanqué d'alignements réguliers de portes. Austères.
Comme un couloir d'hôtel. La comparaison valait pour l'état des choses. Bien plus propre qu'au-dessus.
Peut-être le papier peint vieillot avait-il été collé il y a longtemps. Alors, ne faisait-il pas son âge.
Il glissa d'ailleurs en marchant la paume de sa main ouverte comme pour l'inspecter. Il était impeccable.
Des ampoules pendaient dans le noir sous leurs opalines. Et dans l'obscurité, quelque chose vint l'intriguer.
La lumière de sa torche ne semblait plus être la seule. Il avança avec hésitation pour le vérifier.
Sa gorge et son estomac se nouèrent ensemble. Arrêté net. Des sueurs froides dans la nuque.
Un rai de lumière allumée passait sous une des portes à quelques mètres de lui.
Malgré sa terreur, il se sentit irrépressiblement appelé à venir plus près et, arrivé devant elle,

déterminé, à poser sa main sur la poignée, à la tourner, pour comprendre ce qui se passait là.
Le battant pivota sans encombres sur ses gonds et lui révéla un petit salon chaleureux et coquet.
Un feu de cheminée crépitait dans l'âtre, des lampes à pétrole éclairaient une décoration bourgeoise.
Le velours rouge tendu sur les murs répondaient aux dorures prétendument baroques.
Une femme était assise dans un voltaire galbé qui lui tournait le dos, face au feu de cheminée.
Le large chignon n'était pas totalement immobile. Penché en avant. Comme si la dame était à son ouvrage.
Ou en pleine lecture. Soudain. Une voix grave et rauque venue du sol grogna " il te suffit de faire un pas ".
La voix se tut et il ne put faire autrement que de faire un pas dans la pièce pour que la porte se ferme,
aussitôt, derrière lui en claquant. Cela n'avait duré que trois secondes. Il resta stupéfait, au milieu du salon.
" Qui est là ? ... " demanda la femme qui s'était interrompue en redressant la tête. " C'est toi Anatole ?... "

Anatole était le prénom de son grand-père maternel.

La femme s'accouda comme cherchant à se tourner pour voir de ses propres yeux qui était entré.
Lui, épouvanté, ne voulait certainement pas affronter le visage de cette femme, encore moins son regard.
Il ne comprit si elle pouvait être sa grand-mère ou son arrière-grand-mère, mais il ne voulut pas savoir.
Pour la bonne raison qu'elles étaient mortes l'une comme l'autre depuis belle lurette.
Son coeur menaçait d'exploser dans sa poitrine, et il se retourna très vite pour ouvrir la porte et la refermer.
Derrière lui. Etonné que ce fusse un jeu d'enfant. La dame à l'intérieur répétait " Anatole ? C'est toi ? ... "
Il resta interdit devant le couloir qui avait changé de physionomie. Les lumières étaient toutes allumées.

Et du bruit semblait venir de quelque part. Comme une clameur tranquille. Il remonta le couloir, affolé.
Jusqu'à l'escalier en colimaçon qui avait disparu. Un escalier en bois, plutôt cossu, descendait d'un étage.
" Anatole ? ... " répétait la voix inquiète. Il descendit l'escalier en courant craignant d'apercevoir la femme.
Un rez-de-chaussée haut de plafond, s'ouvrait sur une activité urbaine qui battait manifestement son plein.
Il courut jusqu'à ce qui semblait être la porte d'entrée qu'il ouvrit. Il s'arrêta bouche-bée. Sur le perron.
A la lumière des becs de gaz, des fiacres avec des chevaux se frayaient un chemin sur des rues pavées.
La voix, derrière lui, vint le tirer de sa torpeur. " Anatole, qu'est-ce que tu fais mon enfant ?..."
Il ferma derrière lui et courut sur quelques mètres dans la rue, désorienté, essayant de comprendre.
A bonne distance, il s'arrêta derrière une carriole immobile pour vérifier son téléphone. Ecran noir.
Des gens vêtus comme en 1900 s'agitaient dans la rue sans faire attention à lui. Il hallucinait. Il hallucinait.
Il essaya nerveusement d'allumer son téléphone sans y parvenir. Cela ne pouvait être vrai. C'est un rêve.
Mon enfant avait-elle dit. La dame pouvait-elle être la mère de son grand-père maternel ? Vraiment ?
Des enfants miséreux couraient après un chien à qui ils jetaient des pierres et fondaient dans sa direction.
Il dût alors de peur d'être vu, se jeter dans les ténèbres d'une ruelle qu'aucune lanterne n'éclairait. Haletant.
" Mais où est-ce que je suis ? Où est-ce que je suis ?... " Quand quelque chose lui fit écarquiller les yeux.
Une colonne Morris lui fit penser qu'il était à Paris. Une affiche des Folies Bergère. Et ici, une date.
" C'est un cauchemar. Impossible. Il faut que je me réveille. Tout de suite. Maintenant... "


Philippe LATGER / Décembre 2022

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Les pommes

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Elle est étrange cette relation.
- Oui. C'est vrai... mais c'est la nôtre.

 

Philippe LATGER / Décembre 2022

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Echec et mat

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Les ciseaux sont ouverts sur le fil...
il suffit d'un geste sec.
Et couic. C'est coupé.
C'est comme la mort.
Tu es prêt ?....

Un.
Deux.
Et trois.

 

Philippe LATGER / Décembre 2022

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L'espace de l'espérance

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En passant de Dieu à La Planète,
nous réduisons l'espace de la foi.

 

Philippe LATGER / Décembre 2022

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Trop bon, trop con.

Publié le

Ce n'est pas par bêtise que les gens sont gentils.
C'est par force de caractère.

 

Philippe LATGER / Novembre 2022

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#tuesleseulbossdetavie

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Je suis plus galvanisé par ce que je pourrais obtenir par moi-même
que par ce que le hasard pourrait m'apporter.

 

Philippe LATGER / Novembre 2022

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L'âge de faire

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Elle est belle la violence. Toujours intacte.
Celle de notre révolte. Et de l'émerveillement.
Celle de la foi. Et de la résilience. De l'espérance. Et de la détermination.
Elle est belle et intacte. Parce que nous sommes conscients. D'être. Vivants.
L'amour est une violence. La rébellion aussi. 
L'humilité est plus belle que l'humiliation.
Mais l'indignation est plus belle que l'indignité.
Et elle est belle la colère. Toujours intacte.
Aux feux de la passion. De la fièvre. Des combats. Et de la réaction.
C'est la force d'exister. L'énergie de la rage. Aux injustices qui entravent tout bonheur.

L'incendie ne faiblit pas. Au charbon qu'on enfourne, au contraire, il redouble. Superbe.
A l'âge de faire.

A la fraîcheur de ta jeunesse, le délabrement moral devait tout corrompre.
Le goût de l'autodestruction. Le désœuvrement. L'oisiveté. Et la fuite en avant.
Tu te réveilles comme au lendemain d'une cuite. Avec la gueule de bois.
Il est temps d'agir mon garçon. Après, il sera trop tard.
Tu as fait la fête ? Grand bien te fasse.
Tu te réveilles à cinquante ans.
A l'âge de faire.


Elle est belle la force. Toujours intacte.
Que les dieux t'ont donnée. Ou tes parents peut-être.
Pour aider ton prochain ou pour changer le monde.
Apporter ton parfum pour construire la suite. Dans l'air que nous respirerons.
La pierre à l'édifice, hein ... Voilà. On attend la tienne mon garçon.
Tu as fait la fête pendant vingt ans. Grand bien te fasse.
Tu te retrousses les manches. Le temps va bientôt manquer.
Tu te réveilles. Comme à chacune de tes morts. A chaque coup de foudre.
Il est temps d'aimer. Il est temps de construire. A cette maturité qui te faisait bien rire.
Tu es mort mille fois. Et tu es toujours debout. Enfin prêt.
A l'âge de dire. A ta santé de fer.

Tes nuits à te perdre sont derrière toi. La jeunesse est un labyrinthe dont tu es sorti.
Tu as franchi les portes, même ivre mort, pour parvenir jusqu'ici.
Et ici, c'est maintenant.
L'heure de l'architecture. Des plans et des fondations.
Toujours prompt à la résistance et au pardon.
Le monde est injuste ? Change-le.
Tu es à l'âge de faire.

 

Philippe LATGER / Novembre 2022

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