Partagé
Les moments d'accablement succèdent aux moments d'euphorie.
Comme l'espoir succède à la désillusion. Le renoncement à la fougue.
Dans la même journée, d'une minute à l'autre, on veut tout faire puis tout abandonner.
La gnaque et le découragement. Dans un mouchoir de poche.
Des passages nuageux. Le gris et le bleu. L'instabilité chronique.
Un rien peut rendre heureux. Un autre nous abattre. Nous démobiliser.
L'humeur est changeante. Pour peu qu'on la maîtrise.
Tout va bien et pourtant le spleen s'invite sans qu'on ne sache pourquoi.
Vous reprenez la barre. Quand on peut se convaincre. Tout va bien. Je vais bien.
La vie est fantastique. Même à ces instants étranges où tout porte à pleurer.
Un rien peut rendre triste. Un autre vous booster ou vous faire sourire.
Quand une même chose peut vous fendre le cœur comme vous consoler,
peut vous prendre vos forces comme vous en donner.
Aux heures mitigées, c'est mon âme qui hésite.
Dans un corps qui exulte, l'esprit peut s'égarer.
Comme un corps fatigué peut porter l'enthousiasme.
L'humeur est un mystère. Tressé de pulsions pouvant être contraires.
Un bras de fer entre la confiance et la résignation. L'assurance et le doute.
Un rien peut rendre le sourire. Un autre vous l'enlever.
Aux passages nuageux, j'arracherai l'été.
Philippe LATGER
Mai 2013 à Perpignan
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