Vampire
Deux séjours à Paris en six mois. Le chaud et le froid.
Comme l'empreinte de canines à la base du cou.
Le baiser du vampire.
Quand les liens se retissent laborieusement.
Reconstruction faciale.
De Montmartre et de St-Germain-des-Prés.
Le format chanson m'angoisse. Quand je l'ai fait exploser.
A la lune du Parc Monceau.
Qu'il m'a vidé de mon sang, déjà, me laissant nu et inconscient sur le sol.
Sur le sol de la cuisine. Près du Square Carpeaux.
Je n'ai plus la peau verte du Parisien sépulcral.
Sorti de mon tombeau au grand jour de ma honte.
J'embrasse mes Abbesses et leurs foutus escaliers.
Tous les amis sincères que j'ai pu y laisser.
J'ai retrouvé mon sang, là-bas, loin des hamacs, des parasols.
Que je ne ferai plus couler que dans les vignes du tertre.
A des amours sans gloire et des baisers absents.
Pour écrire ce que c'est de revenir de loin.
J'ai trouvé la lumière.
Et l'ombre l'accompagne.
Partout où elle se trouve.
Je n'ai plus peur de rien.
Philippe LATGER
Juillet 2012 à Perpignan
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