Au diable
L'été ne prend pas et je suis fatigué.
Mai ne vient pas. Je meurs à petit feu.
Le feu s'éteint. Et je n'ai pas de perspectives.
Aucun but. Rien qui puisse s'inscrire à l'horizon.
Le vent me fatigue. La vie me fatigue. La mienne me tue.
Le puits s'est asséché. Je roule sur la réserve. Le voyant allumé.
L'encre de mon stylo est sèche. Il déchire le papier. Je ne peux plus écrire.
Alors j'attends l'été. Et je me tais.
Philippe LATGER
Mai 2012 à Perpignan
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